"Je suis fidèle à votre classe, Monsieur. Je la redoublerai !" André Lévy (né en 1950)

Vivre un redoublement de classe peut être une expérience traumatisante pour les élèves : rester au même niveau scolaire, frein de l'orientation scolaire, ne plus être dans la classe de ses amis, etc., peuvent être source de stigmatisation.

Paradoxalement, le redoublement à l'école ne concerne pas que les élèves en difficulté.

Près de 270 000 élèves scolarisés dans l'enseignement du premier et du second degré, sont concernés par le redoublement.

Selon l'enquête PISA (de 2012), relayée sur le site du Cnesco, la France était le 5ème pays de l'OCDE (34 pays) qui faisait le plus redoubler ses élèves.

En outre, 28 % des élèves âgés de 15 ans déclarent avoir redoublé déjà au moins une fois.

Ces chiffres ternissent les déclarations et les efforts des ministres successifs de l'Éducation Nationale pour limiter les cas de repiquage.

Mais quel en est le bénéficie pour eux, et, surtout, pour le coût social supporté par la société ?

Voici une étude sur le coût du redoublement à l'échelle nationale.

Le coût estimé du redoublement scolaire

Le redoublement coûte deux milliards d'euros par an.

C'est la conclusion directe et lapidaire d'une étude menée par les économistes de l'IPP (Institut des politiques publiques) et publiée en 2015.

Quel est l'impact de faire redoubler nos élèves ?
2 milliards d'euros, c'est énorme. Il y a pourtant des dépenses privées bien plus onéreuses. Notamment, la fondation LVMH...

Prudence est de mise, tout d'abord, lorsque l'on parle du coût pour l'État et du contribuable, d'un fait social.

Le produit intérieur brut nominal (PIB) de la France était de 2 775,25 milliards de dollars en 2018.

Or 2 milliards d'euros font 2,186 milliards de dollars, après conversion du taux de change.

En proportion, faire redoubler une classe aux élèves représente donc un coût très minime par rapport au PIB, soit 0,00078 % du PIB.

Pourtant, nombreux ont été les commentateurs de cette étude.

Ces 2 milliards assumés par l'État, c'est-à-dire par l'ensemble des contribuables et font partie des chiffres du redoublement en France.

Cette somme se subdivise en 1,03 milliard d'euros pour le primaire et le collège (600 millions d'euros pour les repiquages en collège, contre 400 000 millions d'euros environ en primaire) et en 1 milliard d'euros pour le seul lycée.

Ce déséquilibre apparent incrimine en particulier des parents qui souhaitent que leur enfant redouble la seconde ou la première afin d'entrer dans la filière désirée (généralement : S) ou d'avoir un meilleur dossier scolaire en vue des orientations post-bac.

Comme si un âge plus élevé que la normale n'était pas rédhibitoire pour l'entrée dans certaines classes préparatoires ou écoles prestigieuses.

On comprend mieux ce fait quand on sait que 37 % des Français avaient déjà redoublé en 2011 (contre une moyenne à 13 % pour l'ensemble des nations de l'OCDE – Organisation de coopération et de développement économiques).

2 milliards, cela paraît une somme colossale d'un point de vue du travailleur.

Pourtant, d'un point de vue macroéconomique, et rapporté au budget annuel du ministère de l'Éducation Nationale, par ailleurs estimé à 52,72 milliards d'euros en 2020, cela reste pas grand chose.

Un petit calcul de pourcentage, et vous verrez rapidement le poids du redoublement sur les finances du ministère : 3,8 % du budget général de l'Éducation Nationale pour 2020.

Néanmoins, le taux de redoublement en France est évalué à 28 % des élèves âgés de 15 ans.

Ces retards de scolarité touchent 19 % des élèves en classe de seconde générale et technologique, 57 % des élèves de seconde professionnelle, et 82 % des élèves inscrits en première année de CAP.

Dans un contexte privé, et en théorie, les familles peuvent espérer échapper au redoublement en ayant recours à du soutien scolaire, à de l'aide aux devoirs et autres cours particuliers avec un enseignant expérimenté ou un tuteur sensibilisé par sa pédagogie aux difficultés scolaires.

L'étude PISA et son impact sur le redoublement

Le plan PISA (« Program for International Student Assessment ») permet d'évaluer depuis l'an 2000 l'efficacité des systèmes éducatifs des différents pays de l'OCDE.

Quel est le niveau des élèves par nations ?
Du Canada à l'Australie en passant par la France : nos élèves en retard ?

S'intéressant à l'échec scolaire, le document PISA 2012, rendu public en 2016, montre qu'un élève de l'OCDE sur quatre est en dessous du seuil de compétences requis.

Pour les seules mathématiques, cela concerne 22 % des petits Français.

Les mêmes analystes font état de ce qui pourrait être la preuve de l'inutilité des redoublements : un enfant ayant redoublé au moins une classe est sept fois plus susceptible que ses camarades n'ayant jamais redoublé d'être encore au-dessous du fameux seuil de compétences à l'âge de 15 ans.

Mais serait-ce pire encore sans le repiquage ?

Impossible à dire pour le cas français, mais la Corée du Sud est là pour nous éclairer.

En effet, cette dernière n'a pas recours au redoublement, et elle a obtenu le meilleur des scores au sein du dernier classement PISA !

Ce sont les pays aux redoublements rares ou inexistants qui trônent sur le podium, alors que la France et consorts sont abonnés aux dernières places…

Il faut cependant préciser que des États comme le Japon, très bien classés, ne connaissent pas le régime du collège unique, ayant à l'inverse des différences de niveau et de réputation extrêmement importantes d'un établissement à l'autre.

De même, le système éducatif n'y est pas nécessairement plus épanouissant, ce même archipel occupant une sinistre première place en matière de suicide chez les mineurs (c'est la première cause de décès chez les jeunes).

Le programme PISA a l'honneur de s'intéresser aux alternatives existant pour remplacer le redoublement.

Serait également inefficace le changement d'établissement scolaire pour un élève en difficulté scolaire.

Une plus grande liberté pédagogique au sein d'une même structure scolaire, comme en Corée, resterait la panacée.

Découvrez également nos cours à domicile et autres cours particuliers Tours pour les habitants de la ville !

Des économies progressives en cas de suppression du redoublement

Dans ses conclusions, l'IPP explique que la collectivité ferait des économies si l'on supprimait purement et simplement le redoublement (en deux années seulement).

Redoubler : un mal pour un bien ?
Parler du coût financier, c'est une chose. Et l'impact psychologique pour l'élève qui refait la même année ?

Ainsi, les 2 milliards d'euros épargnés seraient réaffectés ailleurs. L'éducation est le premier poste budgétaire de la nation.

Cela revient à dire que ces économies n'entraîneraient pas une baisse des impôts, mais tout au plus une non-augmentation de la pression fiscale.

L'autorité publique pourrait aussi penser à supprimer le redoublement au collège et au lycée (c'est là qu'il coûte le plus cher), mais à le maintenir dans le primaire, où l'investissement est moins onéreux.

D'ailleurs, l'essentiel d'une scolarité reste toute de même la maîtrise de la lecture, de l'écriture et des chiffres, toutes choses qui s'acquièrent plus facilement dans les petites classes, où l'intellect est encore très réceptif et malléable.

Après, il est souvent trop tard. C'est donc au plus tôt qu'il faut essayer d'apporter des solutions efficaces, pour étouffer les difficultés dans l'œuf (CP, CE1…).

Les limites de cette analyse, parfaitement conforme aux désirs de réforme, résident dans la non-estimation des coûts liés aux initiatives qui seront mises en place pour pallier la suppression des redoublements.

Car supprimer cette dernière possibilité n'annihilera pas toutes les difficultés des élèves, qu'il faudra bien aider pour qu'ils puissent suivre en classe !

Cependant, tout rapporter aux chiffres et à l'argent, selon un mode économique utilitariste, ne suffit guère.

Dans la même veine, on pourrait conclure qu'il y aurait bien d'autres moyens de faire des économies : généraliser et faciliter pour les bons élèves le fait de sauter une ou plusieurs classes, ou encore réduire le nombre d'années où l'instruction est obligatoire (actuellement, de 6 ans à 16 ans, bien que certains penseurs proposent depuis des années déjà de rendre la chose contraignante dès l'âge de 3, 4 ou 5 ans).

Faire des économies pour faire des économies ne rime donc pas à grand-chose.

On crée plus de problèmes qu'on n'en résout… Un véritable casse-tête pour nos élites !

Mais savez-vous qui a le dernier mot dans le redoublement ?

Une charge nécessaire : la perception des Français

Le 27 janvier 2015, le Cnesco (Conseil national d'évaluation du système scolaire) a publié un sondage-enquête sur la manière dont les Français voyaient le redoublement. Et les résultats ont de quoi surprendre.

Comment les gens perçoivent-ils le fait de repiquer une année ?
Redoubler est parfois vécu comme une deuxième chance. Parfois, c'est une souffrance.

D'une manière générale, 80 % des élèves considèrent que repiquer est une sorte de « deuxième chance » offerte aux élèves qui ont des mauvaises notes.

C'est donc un moyen de ne pas rester sur un échec et de pouvoir montrer que l'on peut mieux faire.

73 % des personnes interrogées trouvent que redoubler est utile en ce qui concerne l'amélioration des résultats scolaires. Il est en effet plus facile d'assimiler et d'avoir de bonnes notes sur des contenus pédagogiques déjà abordés l'année précédente.

Par ailleurs, 82 % des élèves sondés déclaraient qu'ils travailleraient plus s'ils risquaient de redoubler.

Aussi, la conclusion est sans appel : 69 % des lycéens et des collégiens se disent tout à fait ou plutôt (la question est ainsi posée, ce qui fausse quelque peu son impact) défavorables à la suppression des redoublements.

Paradoxalement, une part de 64 % des élèves affirme que le redoublement est source de démotivation et de baisse du sentiment de confiance en soi.

Mais le tableau est beaucoup moins monolithique sitôt que l'on interroge des gens ayant effectivement redoublé !

C'est ainsi que 35 % des redoublants affirment avoir frôlé le décrochage scolaire à cause du redoublement – sans que cela signifie que ce soit là une cause unique.

De même, un tiers d'entre eux déclare avoir souffert d'une mauvaise intégration au sein de la nouvelle classe, dont les élèves étaient logiquement plus jeunes.

Et l'on comprend mieux cet état de fait quand près de 25 % des redoublants ont déjà été tancés par leurs nouveaux camarades de classe pour le simple fait d'avoir repiqué… Belle ambiance !

Redoubler, c'est rarement amusant…

Ce peut être une véritable épée de Damoclès particulièrement difficile à vivre.

Si les politiciens chargés d'administrer le système scolaire à la française grincent des dents devant le redoublement, c'est moins pour des motifs exclusivement financiers (les 2 milliards d'euros annuels incriminés) qui pourraient être instrumentalisés pour concourir à la suppression de bien des choses, que pour l'intérêt général des élèves.

De fait, les enquêtes PISA n'ont eu aucun mal à démontrer l'inefficacité des redoublements, qui obtiennent un objectif inverse à celui qu'ils recherchent.

Se pose maintenant la question du substitut.

Fini les redoublements, certes, mais par quoi les remplacer ?

Vous cherchez des cours à domicile lycée ?

Les alternatives au redoublement de classe

De nombreux pays d'Europe et de l'OCDE réfléchissent depuis plusieurs années à d'autres solutions permettant de faire passer leurs élèves en classe supérieure.

Comment pallier les difficultés scolaires ?
Que faut-il faire ? Accompagner ou sanctionner ? En Finlande, le redoublement n'existe pas.

Si l'on peut calculer l'impact du redoublement sur les finances publiques, il est en outre difficile d'évaluer le coût immatériel du redoublement.

Et il est encore plus ardu d'évaluer le bénéfice à retirer de sa suppression.

Dans la plupart des pays à l'exception de la France, des examens complémentaires de rattrapage sont proposés aux élèves faisant l'objet d'un diagnostic de redoublement.

Ceux-ci ont lieu à la fin de l'année scolaire.

Parfois, des cours d'été sont organisés pour permettre à l'élève en difficulté de passer à la classe supérieure sans souffrir de ses retards.

Aussi, les pays comme l'Allemagne, l'Espagne, la Pologne et l'Autriche pratiquent ce qu'on appelle la "promotion conditionnelle".

C'est le fait de passer en classe supérieure et de poursuivre sa scolarité, tout en assistant à un cours de rattrapage annuel, dans les disciplines où ses résultats ont été jugés insuffisants.

C'est un petit peu le système AJAC des universités françaises : un statut un peu bancal, signifiant "AJourné, mais Autorisé à Composer".

Si l'étudiant n'a pas obtenu 10/20 aux deux semestres d'une année de licence, il peut passer en deuxième année ou en troisième année, à condition de valider les 180 crédits ECTS à l'issue du sixième semestre (en troisième année de licence).

Cela lui évite de redoubler une année d'université, de passer par des rattrapages à n'en plus finir, mais attention : en sus de travailler pour les partiels de la L2, il faut encore réviser les matières non-validées de la première année de licence !

Certains pays pratiquent le soutien scolaire gratuit dès le plus jeune âge, et au sein même de l'école. C'est le cas de la Finlande et de l'Angleterre.

En pratique, on refonde la classe par une pédagogie différenciée pour limiter le redoublement.

Redoublement : le poids de l'origine sociale

Ici, on ne parle pas d'argent, ou pas directement.

Si certains peinent à passer en classe supérieure, c'est bien parce qu'ils n'arrivent pas à pallier les difficultés de l'école. Ou bien ils ne s'adaptent pas aux exigences de l'école.

Y a-t-il un lien entre l'origine sociale et la scolarité ?
C'est sociologiquement prouvé, les fils d'ouvriers et d'employés redoublent davantage que les fils de cadres et d'enseignants.

Souvent conviés au rattrapage ou exclus des recommandations des profs envers les meilleurs élèves (orientations vers Sciences Po, une prépa, une école d'ingénieur, etc.), il subissent conjointement une baisse du niveau d'estime de soi.

Cela a également un poids indirect : l'auto-dévaluation, l'acceptation de sa position inférieure, l'intériorisation de la domination sociale dans son habitus.

Mais parfois, à ne voir que les bulletins de notes, les enseignants se trompent sur l'avenir de leurs élèves.

Lorsque j'étais au lycée dans l'académie de Caen, je me souviens de mon professeur principal qui, à l'issue de la Terminale ES, avait émis de sérieux doutes sur ma capacité à faire des études supérieures longues.

Ayant redoublé ma classe de seconde, et avec des résultats moyens en Terminale, celui-ci me prédisait des études supérieures courtes ou vouées à l'échec.

Cinq ans plus tard, j'étais titulaire d'un Master 2 de Science Politique, validé à l'IEP d'Aix-en-Provence. Et encore cinq ans après, je validais un Master 1 de Sciences Économiques et Sociales à l'université de Montpellier. 

En outre, le redoublement coûte sans doute plus cher que 2 milliards d'euros à l'État.

Cela, dans la mesure où des aptitudes et des savoir-faire sont gâchés par le sentiment de frustration relative développé chez les jeunes en difficulté ou en situation d'échec scolaire.

Selon le rapport de l'IPP de 2015, "le redoublement a un effet significatif sur la probabilité d'être orienté vers la voie professionnelle plutôt que vers la voie générale et technologique".

Cela signifie qu'un élève dont la réussite scolaire bat de l'aile sera facilement orienté vers les voies dites "de garage" à partir du moment où ses enseignants estimeront qu'il n'a pas le niveau requis des apprentissages scolaires pour passer en classe supérieure, ou dans la voie générale.

Le redoublement à l'école est également une affaire d'inégalités sociales et scolaires.

Dès lors que l'on se penche sur le redoublement avant le baccalauréat, on constate en effet un poids important de l'origine sociale.

Cela, les sociologues de l'éducation - P. Bourdieu, C. Baudelot et R. Establet, J-C Passeron, R. Boudon, MM Pinçon-Charlot - ont passé leur vie à le démontrer.

Dans la pensée bourdieusienne par exemple, l'institution scolaire, malgré les engagements publics des ministres successifs - V. Peillon, Najat Vallaud Belkacem, J-M Blanquer - à réduire les inégalités, confirme les hiérarchies et les inégalités sociales.

Par extrapolation, on se demande si l'école ne serait pas un espace de recrutement et de renouvellement des élites économiques et sociales.

En cela, le fait qu'un fils d'enseignant ou de "cadres et professions intellectuelles supérieures" ait statistiquement une meilleure réussite scolaire qu'un fils d'ouvrier ou d'employé.

Pour une famille populaire en effet, moins dotée qu'une famille de cadres en capitaux économiques et culturels, faire des études est souvent vu comme un sacrifice financier.

Du coup, les jeunes issus de classes populaires font leur entrée plus prématurément sur le "marché de l'emploi" : ils font moins d'études supérieures.

A l'inverse, les cohortes issues de classes aisées (ou de la bourgeoisie, osons reprendre les termes de P. Bourdieu) sont davantage stimulées, sollicitées, incitées à fréquenter les lieux culturels (théâtre, cinéma, musée) dès le jeune âge.

Ce sont les héritiers que l'on retrouve dans les meilleurs lycées et plus tard, dans les universités et écoles les plus prestigieuses de France (La Sorbonne, ENS, ENA, Polytechnique, Ecole Alsacienne, etc.).

Ils accumulent ce qu'on appelle du capital culturel, leur permettant d'être à l'abri de l'abandon scolaire, ou ont du moins un parcours scolaire plus épanoui.

Le capital social acquis (dispositions et réseaux leur permettant de se rapprocher des lieux de pouvoir et de prestige) par leur origine sociale leur permet de ne jamais connaître aucune commission d'appel, ou quelconque sentiment injuste de buter sur un plafond de verre.

Ils ont encore moins le sentiment d'être des "ratés".

Dans un rapport du Haut Conseil de l'évaluation de l'école (2004), on lit que les agriculteurs, artisans et commerçants, professions intermédiaires, employés, ouvriers et inactifs sont les CSP qui sont les plus concernées par le redoublement.

L'étude a porté sur les élèves entrés en classe de 6ème en 1989, et ayant redoublé au moins une fois entre leur CP et leur Terminale.

On lit que "un enfant d’enseignant risque deux fois moins souvent de redoubler qu’une fille ou qu’un fils d’employé de service ou d’ouvrier non qualifié : 41 % contre respectivement 81 % et 78 %."

Il y a également un facteur lié au sexe de l'élève : "Les garçons auront redoublé pour 72 % d’entre eux contre 62% des filles."

Et loin des études sociologiques, l'on entend encore parler d'égalité des chances dans la presse...

Le redoublement concerne donc moins les enfants issus de classes aisées que ceux dont l'origine sociale est défavorisée.

Une dimension géographique du redoublement

La zone géographique jouerait également un rôle dans les décisions de redoublement.

Quel poids géographique pour le redoublement ?
En Normandie, on redouble plus qu'à Paris. On s'en fiche, on a le Mont-Saint-Michel !

Le même rapport conclue que la proportion d'élèves en retard à l'entrée en 6ème est bien moindre à Paris que dans les autres académies de France.

22 % des élèves ont au moins un an de retard en 6ème à Paris tandis qu'ils sont 29 % à présenter ce retard dans les académies de Montpellier, de Caen ou d'Aix-Marseille.

Le rapport explique que le regard des enseignants à l'égard des difficultés des élèves et les moyens de les traiter sont différents d'une académie à l'autre.

Malgré tout, il reste des questions en suspens.

En effet, que faut-il faire ? Implémenter un dispositif de suivi individualisé pour les élèves en difficulté ? Inscrire ces derniers dans des classes de niveaux différents ?

Adapter les enseignements de l'année redoublée pour éviter que celle-ci soit exactement identique, donc potentiellement inefficace et contre-productive ?

Faut-il laisser passer tout le monde quelles que soient ses notes ? L'accompagnement pédagogique et l'évaluation par compétences peuvent-ils réduire le taux de redoublement ?

Enfin, comment parvenir à rehausser le niveaux des élèves Français ayant des difficultés importantes ?

La discussion reste ouverte, avis aux amateurs et aux professeur a domicile !

Besoin d'un professeur ?

Vous avez aimé l'article ?

0 vote(s)
Loading...

Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.