"Avec de la persévérance et de l’endurance, nous pouvons obtenir tout ce que nous voulons." Mike Tyson (né en 1966)

Les sports de combat au corps à corps sont souvent représentés, dans l'imaginaire collectif des novices, comme des disciplines sportives brutales, violentes, ne servant qu'à se défouler.

Entre décembre 2015 et décembre 2016, le nombre de licenciés de boxe a progressé de 17 % : un chiffre qui traduit le gain de renommée dont jouit le monde de la boxe en France.

La boxe, un sport violent ?

Connaît-on pour autant d'où est-ce que ce sport provient et comment il a émergé ? Qu'est-ce qui a fait de la boxe l'un des sports les plus populaires ?

Voici pour la curiosité de nos lecteurs, une histoire condensée de la boxe.

Avant-propos : préjugés à déconstruire sur la boxe

La boxe serait l'une des ambassadrices des bad-boys issus de quartiers pauvres où le grand banditisme et la délinquance règnent sans partage au-dessus des lois.

La boxe féminine en plein essor : le ring n'est pas réservé qu'aux hommes !

C'est ce que l'on aurait propension à penser en voyant la presse relater les faits divers de boxeurs tels Mohamed Dridi (1968-2016) - ancien champion de boxe puis journaliste, qui a été retrouvé mort par balle dans son appartement à Palavas-les-Flots (34) en décembre 2016.

Ou lorsque l'on lit que Tyson Fury - champion de combat de boxe anglaise - a été contrôlé positif à la cocaïne en septembre 2016 avant un combat contre Vladimir Klitschko.

Être boxeur ne serait qu'avoir un bon coup de poing, un bon coup de pied, un bon jeu de jambes pour l'esquive des coups, frapper fort et susciter l'ire de son ennemi, avec pour seul objectif celui de gagner.

Ceci est un préjugé car d'une part, les pratiquants de boxe - boxe anglaise, savate boxe française, kick boxing, boxe thai - et d'autres disciplines comme le karaté ou le full contact, ne sont pas tous délinquants, ni compétiteurs jouant le titre de champion du monde sur le ring de boxe.

D'autre part, les valeurs promues à la salle de boxe se veulent antinomiques avec la brutalité pure : respect, protection, self défense, ruse, sens tactique, courage, combativité...

D'ailleurs, de Mike Tyson à Mohammed Ali, en passant par Floyd Mayweather, les plus grands boxeurs de tous les temps sont nombreux à avoir rappelé les apports positifs de la boxe.

Aussi, la boxe anglaise serait un des arts martiaux exclusivement réservé aux hommes, seuls capables de mener un combat spectaculaire, d'encaisser les coups de poing.

C'est un autre préjugé car la Fédération française de boxe compte depuis plusieurs années, de plus en plus de femmes parmi ses licenciés.

On imagine très souvent les hommes boxeurs avec un nez cassé et des ecchymoses liés aux coups, mais le visage d'une femme blessé, ça passe moins bien.

Ce n'est pas l'avis d'Ourtane Icho, boxeuse à Paris de 26 ans : étudiante en master, elle pratique les sports de combat depuis l'âge de 3 ans.

Championne de France de kickboxing en 2011 et 2012, sa déclaration permet en une phrase de casser les préjugés sexistes rôdant autour de la boxe : "Quand on dit qu’on fait de la boxe, ça fait rire les garçons. Quand on donne les titres, ça les fait moins rire ".

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La boxe, un sport aux origines antiques

Les premières traces d'existence d'une forme primitive de boxe remontent à l'époque antique, lorsque les humains se mirent à user du poing comme arme naturelle : c'est le pancrace et le pugilat.

L'origine antique d'un sport violent, devenu "noble".
Il y a 2500 ans, en Grèce antique et sous l'Empire Romain jusqu'au 4ème siècle, les combats étaient souvent fatals...

Des recherches archéologiques sur des textes anciens (dont ceux de Gilgamesh) ont permis d'affirmer que la boxe existait déjà au IIème millénaire avant notre ère, en Mésopotamie (actuelle Irak), en Afrique du Nord - notamment en Égypte antique - et en Grèce.

Les documents et pièces archéologiques révèlent en effet que des combats à mains nues étaient organisés en Assyrie, à Babylone et chez les Hittites en Asie Mineure.

Les historiens et chercheurs ont pu déterminer par ailleurs, que la première utilisation de gants de boxe remonterait à deux époques de l'Antiquité : la civilisation minoenne (Crète et Minos, en Grèce antique), soit vers 1500-900 avant notre ère, et les Géants de Mont-Prama (statues en grès découvertes dans l'ouest de la Sardaigne en 1974).

Ces statues nuraghes auraient été taillées au cours du 10ème siècle avant notre ère : parmi plus de 5 000 fragments reconstitués pendant de longues années, on trouve des statues de pugilistes, de guerriers et d'archers.

Ailleurs dans le bassin méditerranéen, furent découvertes des œuvres antiques remontant à 2000 av. J-C, et représentant des pugilistes munis de gants de boxe, la tête recouverte de casques de protection.

On sait par ailleurs que sur les territoires de l'actuelle Éthiopie, en Nubie, les hommes menaient des combats de boxe au Ier millénaire avant J-C.

Alors envahie par les Égyptiens au 5ème siècle av. J-C, les rives du Nil deviennent un lieu où les soldats s'affrontent au corps à corps pour divertir rois et pharaons.

Plus tard, dans le pugilat - pratiqué en Grèce antique puis sous l'Empire Romain -, les combattants ne frappaient qu'à la tête, tandis que l'adversaire devait maintenir sa garde à l'aide des poings, le combat entre les deux adversaires se terminant souvent par la mort de l'un d'entre eux.

Le premier champion olympique de pugilat fut Onomaste de Smyrne, lors des 23ème Jeux Olympiques en 688 avant J-C.

C'est lors des Jeux Panhelléniques d'Olympie, de Delphes, d'Isthme et de Némée que la boxe apparut en Grèce antique en tant que sport à part entière, avec deux disciplines : pugilat et pancrace.

Le premier n'autorise que les coups de poings, le deuxième y inclut les coups de pieds et des positions de lutte.

La pratique du pugilat se poursuit à l'époque des Étrusques, inspirée des royaumes grecs.

Héritière directe des civilisation grecque et étrusque, la Rome antique - nombreux empereurs romains tels que Caligula étant friands de jeux pour amuser la foule, notamment à l'arène, puis au Colisée -, réhabilitera jusqu'à son apogée la boxe, et la pratique de la boxe antique (le pancrace) se fit de plus en plus brutale au fil du temps : contrairement au pugilat, tous les coups étaient permis dans le pancrace.

Ne dit-on pas aujourd'hui l'expression "ça va finir en pugilat !" ? C'est bien pour imager la violence d'une bagarre...

Les pancratiastes - soldats et gladiateurs très athlétiques - devaient combattre nus, jusqu'à épuisement total, en position debout - frapper le plus fort possible - et au sol, dans une lutte jusqu'à l'abandon ou la mort de l'adversaire.

L'histoire de la boxe antique montre comment les athlètes boxeurs se sont mis progressivement à se protéger de casques et comment les boxeurs prirent de l'importance auprès des adeptes des sports antiques.

Les Romains recrutaient les gladiateurs parmi les prisonniers et les esclaves, qui se battaient avec des bandages de cuir (le ceste) qui, selon Homère et Virgile (-70 ; -19), fendaient les chairs humaines et provoquaient de trop graves lésions.

Les Jeux de gladiateurs furent interdits par l'empereur Théodose Ier en 392 de notre ère, ce qui allait aussi mettre fin à la boxe pour plus de mille ans.

Et vous vous demandez encore pourquoi commencer la boxe ?

La boxe selon les poètes de l'Antiquité

Dans l'Iliade d'Homère, un texte présente Nestor, roi de Messénie, décrivant la boxe avec les pieds et les mains.

"Je n'aurais pas aimé me retrouver dans cette arène en 38 après J-C, sous Caligula..."

Le sport est décrit comme un art du déplacement permettant d'atteindre sa cible avec les deux bras.

Achille offrait au vainqueur une mule indomptée de six ans cependant que le perdant recevait une coupe à deux anses. Les combats ne se soldaient donc pas par la mort du perdant.

Le combat prenait fin en un seul round avec le KO d'un des deux adversaires, sans temps de récupération, par une incapacité à poursuivre le match.

Voici quelques citations d'Homère à propos du pugilat et sur l'observation qui en a été faite par ses soins :

"D'un coup direct, je lui fendrai la peau, je lui broierai les os. Que mes amis demeurent donc là, tous ensemble pour l'emporter, quand mes bras l'auront vaincu."

"Tous les coups de poings étaient acceptés étant donné que l'arbitre était manquant."

"Face à face, levant leurs bras vigoureux, ils se jettent l'un sur l'autre et mêlent leurs lourdes mains."

"Leurs mâchoires craquent horriblement."

"La sueur ruisselle partout sur leurs membres."

"Mais Épéios s'élance et, tandis que l'autre jette autour de lui un regard éperdu, il le frappe à la joue. L'autre ne tient plus bien longtemps."

"Il est comme un poisson sursautant sur la grève plein d'algues."

"Le combat est fini et le vainqueur relève sa victime et l'aider à rejoindre ses compagnons, qui l'emmènent traînant les jambes, crachant un sang épais, la tête tombant de côté. C'est un homme sans connaissance qu'ils emmènent."

On ne terminait un match que lorsque le perdant crachait un sang épais, relatif à une blessure interne, ce qui est plus grave que la boxe anglaise d'aujourd'hui, qui prend fin avec le KO, la perte de connaissance.

La boxe au temps des gladiateurs et des soldats

Les hiéroglyphes découverts en Égypte représentent des combattants athlétiques se frappant complètement dénudés, suscitant une grande attraction pour les spectateurs.

Les combats au début de l'Empire Romain étaient très violents, et la plèbe aimait ça. Les gladiateurs n'étaient pas moins respectés par leurs maîtres.

La perte d'un match était considérée comme une catastrophe pour le perdant : par exemple, lors des 71ème jeux olympiques - en 476 avant J-C -, Kleomedes d'Astypalaia tua son adversaire (Ikkios d'Epidaurus) après avoir obtenu l'approbation du jury.

Avec le temps, les combattants qui s'entraînaient dans le but de devenir champions se mirent à enfiler des casques de protection et des bâtons étaient placés au sol pour délimiter la taille du ring.

Sous l'Empire Romain, les prisonniers et certains esclaves valeureux étaient recrutés et entraînés en tant que gladiateurs.

Ils se battaient dans l'arène avec des bandages nommés "ceste" afin de recouvrir leur liberté.

L'empereur Caligula  (12-41) - qui ne régna que de 37 à son assassinat en 41 et pourtant, ses 4 années de règne laissèrent l'image d'un empereur sanguinaire, violent et autocratique -, promit un mariage avec des jeunes femmes romaines en guise de récompense pour les vainqueurs d'un combat, des gladiateurs importés d'Afrique.

Lorsque l'Empire Romain consentit enfin à abolir le ceste, qui provoquait de graves blessures aux soldats et gladiateurs, la boxe amorçait une longue période de silence et d'oubli de plus de 1 000 ans.

L'Empereur Théodose supprima en décida d'interdire les Jeux Olympiques en l'an 393.

D'autres formes proches de la boxe se développèrent également en Asie (Chine), avec un art du mouvement et du combat : le Tai Chi et le Kendo.

Oubliée pendant près de 1 500 ans, il fallut attendre le 17ème siècle pour que la boxe anglaise moderne ne fasse son apparition, lors des paris de matchmakers qui organisaient des combats clandestins dans les bas quartiers des villes anglaises.

Au 20ème siècle, la pratique de la boxe devient un moyen d'expression dans les pays occidentaux : en tant que lutte pour la liberté des Noirs aux États-Unis, et en tant qu'exaltation du sentiment national pour les Blancs.

L'émergence de la boxe anglaise

En dépit d'un manque de sources, les historiens ne peuvent actuellement estimer si la boxe disparut complètement, ou si celle-ci fut pratiquée dans l'ombre.

Tomber sur un boxeur turbulent pouvait se terminer en homicide avant, en Grande-Bretagne.
Pratiquer dans un boxing club se faisait dans l'illégalité à Londres avant le 20ème siècle.

Toutefois, l'on sait que la noblesse de robe anglaise se mit à parier sur des combats de pugilat clandestins au 17ème siècle. En France, se pratiquait simultanément la savate : un combat en face à face fait de coups de pieds.

C'est durant les guerres napoléoniennes que les prisonniers Français à Londres découvrirent l'usage du poing dans la boxe anglaise - par des combats clandestins à mains nues avec mise d'argent - : c'est par emprunt à la boxe anglaise paris, que la boxe francaise deviendra une boxe pied-poing.

James Figg, le "Père de la boxe moderne"

Le premier boxeur à mains nues - pratiquant aussi l'escrime - était James Figg (1695-1734). Il est reconnu comme le père de la boxe moderne, celle-ci étant encore un mélange de boxe à mains nues, de lutte et d'escrime.

James Figg créa la première école de boxe en 1719 et jusqu'à 1730, il n'aurait perdu qu'un seul combat sur 270 au total. Il mourut en 1734 après une belle carrière au cours de laquelle il demeura quasi invaincu.

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Jack Broughton, le successeur

Jack Broughton (1704-1789), voyant que les combats pouvaient parfois occasionner des décès, sera le premier à codifier les affrontements par des règles universelles, s'appliquant à tous les adeptes de cette pratique sportive : les London Prize Ring Rulesles règles du ring au prix de Londres, rédigées en 1743.

En fait, il aurait gagné près de 400 combats, jusqu'au jour où il tua un adversaire sur le ring. Traumatisé par cette mort accidentelle, il décida de codifier les règles afin d'éviter toute dérive meurtrière.

Cette première règle instaure la fin du combat lorsqu'un combattant mis à terre ne se relève pas au bout de trente secondes. Frapper un boxeur au sol et en dessous de la taille, par ailleurs, devint interdit.

Il institua aussi le ring de boxe, un carré en dehors duquel il est interdit de se frapper : auparavant, les parieurs mécontents se joignaient au combat, transformant la rencontre en "baston" générale.

Il est sacré champion d'Angleterre de la catégorie poids lourds en 1736.

La boxe anglaise sera d'abord considérée comme illégale en raison de la violence qu'elle suscite. C'est la raison pour laquelle au 19ème siècle, la pratique sportive se faisait encore de façon clandestine.

Il fallut attendre le 19ème siècle pour que la boxe moderne en tant que "Noble Art" ne soit admise comme discipline sportive légale.

Retrouvez les meilleurs films sur la boxe pour en savoir plus sur cet art.

La boxe durant "la Belle Époque"

En 1866, alors que la boxe anglaise se fait jusqu'alors clandestinement, les morts, la corruption et la triche font encore le rythme des combats de boxe.

Battre à terre un adversaire : un comportement proscrit par la WBA.
Avec l'édification d'une "charte" de jeu, le combat au sol devint interdit.

Pour pallier ceci, John Graham Chambers (1843-1883), un journaliste, rédige en 1866 un ensemble de règles avec John Douglas, dit le Marquis de Queensberry (1844-1900).

C'est la notoriété de ce dernier qui serviront de vecteur de transmission des 16 nouvelles règles de la boxe moderne : les règles du Marquis de Queensberry.

Le port des gants de boxe devient obligatoire, pour limiter l'impact des coups et les blessures. Le round est limité à trois minutes, ainsi qu'un décompte de dix secondes octroyé à un battant mis au sol avant de se relever ou de solder sa défaite.

La règle établit aussi comment disputer les combats selon le poids des boxeurs :

  • Poids lourds : au dessus de 71.667 kg,
  • Poids moyens : entre 63,503 kg et 71.667 kg,
  • Poids légers : en dessous de 63.503 kg.

De fait, la boxe ne sera autorisée qu'en 1891 en Angleterre et en Amérique du nord. La boxe américaine utilisera dès lors les mêmes règles que la boxe anglaise.

Les combats deviennent moins violents, réglementés, plus rapides, plus techniques, mettent davantage l'accent sur l'agilité des boxeurs que sur leur force.

Enfin, la boxe devient un des premiers sports professionnels reconnus de l'époque contemporaine.

La boxe et son expansion du 20ème siècle à nos jours

C'est au début du 20ème siècle que la boxe anglaise pénètre en France, sous l'impulsion d'un boxeur Suisse dénommé Franck Erne (1875-1954), sacré double champion du monde de boxe des poids plumes en 1896, puis champion du monde poids légers la même année.

Les monuments du ring au cours du 20ème siècle furent nombreux.
Manny Pacquiao, champion du monde Philippin à huit reprises, l'un des monstres de la boxe.

En 1901, le comité international olympique (CIO) admet la boxe amateur aux Jeux Olympiques. Les femmes sont autorisées à participer aux Jeux d'été de 1904 à Saint-Louis aux États-Unis : c'est aussi le début de la boxe féminine.

En aparté, la boxe professionnelle n'est représentée aux Jeux Olympiques que depuis 2016 (un mal ?, un bien ?, débat ouvert...). 

Le premier combat de finale de championnat vaincu par un Français arrivera en 1911 : Georges Carpentier (1894-1975), champion de France de boxe des poids Welters en 1911 avant de s'arroger le titre mondial des poids mi-lourds en 1920.

Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, la boxe devient un double médium d'expression :

  • Pour la communauté Noire : un moyen d'exprimer la liberté de tout un peuple opprimé, ségrégué, discriminé, à l'image du boxeur Jack Johnson (1878-1946), surnommé le "Géant de Galveston", qui fut champion du monde poids lourds de 1908 à 1915, et qui pourtant subit de nombreuses injures racistes en public,
  • Pour la communauté Blanche : un moyen d'exaltation du sentiment national.

De nos jours, les règles en vigueur font état d'un port obligatoire de gants de boxe, de chaussures de boxe (sans clous, sans pointes, sans talons), d'un short boxe à mi-cuisse, un protège-dents, un maillot à manches courtes, un casque protecteur, des protège-tibias, et une coquille (pour les hommes).

La seconde partie du 20ème siècle voit la montée en puissance de boxeurs entrés dans la légende du sport, tels que Mohammed Ali (1942-2016), Mike Tyson, Floyd Mayweather Jr., Rocky Marciano, Rocky Balboa (non, on plaisante !), Jake LaMotta, George Foreman, ou encore Joe Frazier.

Découvrez aussi les meilleurs boxeurs français !

Les règles du Marquis de Queensberry en boxe anglaise

Rédigées en 1865, les premières règles du Marquis de Queensberry mirent l'accent sur l'agilité des combattants, plutôt que sur leur force.

Voici un coup interdit en Noble Art : l'utilisation du pied !

Cette charte interdisait un ensemble de choses qui étaient d'usage depuis l'Antiquité :

  • Le combat à mains nues,
  • Le corps à corps,
  • L'étouffement,
  • Les coups lorsque l'adversaire est impuissant,
  • Le combat "au finish" (fin du combat seulement lors du knock out).

C'est à partir de ce moment-là que fut codifié le déroulement du match en trois rounds de trois minutes. 

En boxe professionnelle, ces rounds sont entrecoupés d'une pause d'une minute et l'on peut en compter jusqu'à douze par combat.

Le combattant qui ne peut se relever après un décompte de dix secondes perd le match.

Le ring doit mesurer 7,32 mètres, sur un terrain ou une estrade.

Il est interdit de lutter au sol, de se projeter ou de se tirer au sol.

Contrairement à d'autres sports, deux personnes sont choisies pour s'occuper du chronomètre : l'arbitre ne gère pas le temps du match.

Si un combattant tombe sous les coups de son adversaire pendant les dix dernières secondes d'un round, il est autorisé de l'aider à se relever pour reprendre ses forces.

Les seconds des boxeurs ne peuvent parler à l'arbitre pendant la rencontre.

Si un des combattants se jette au sol alors qu'il n'a reçu aucun coup, il sera considéré comme le perdant du match.

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Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.