"Un mot aimable est comme un jour de printemps." Proverbe russe

L'apprentissage de la langue russe apparaît souvent moins utile qu'apprendre l'espagnol ou l'italien. Pourtant, les russophones sont aidés pour comprendre les langues slaves d'Europe de l'Est, ce qui leur confère une aire linguistique étendue à tous les anciens pays du bloc soviétique (Biélorussie, Kazakhstan, Ukraine, Moldavie, pays Baltes, Serbie et Monténégro, etc.).

A la rentrée 2016-2017, la France recensait 954 139 enseignants, toutes matières confondues.

Apprendre le russe à des élèves sans être locuteur natif peut être source de craintes pour le professeur en cours de russe. Pourtant, cela demeure bien possible.

Mais est-on un meilleur enseignant en étant de langue maternelle russe ?

Le point de vue de Superprof dans cet article !

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Un bon professeur de russe n'est pas forcément un locuteur natif

Faut-il être natif pour enseigner le russe ?
Souvenez-vous d'un prof de langues qui vous a donné l'envie d'apprendre !

Autant le dire de suite : les russophones de naissance ne sont pas forcément de meilleurs professeurs de russe que les Français ayant suivi des cours de grammaire russe, de littérature russe et de phonétique.

Certes, un professeur de nationalité russe sera plus à même de faire découvrir la culture russe à un apprenant et ne fera aucune erreur de prononciation.

Mais sa pédagogie ne sera pas forcément la bonne.

De plus, la culture russe et la culture française sont très différentes.

Pour enseigner une langue étrangère, il faut avoir une connaissance pointue des deux cultures et notamment de la culture des apprenants afin de comprendre les blocages qui peuvent exister.

En ayant été élève en cours de langue, un professeur Français sera davantage capable de comprendre les difficultés de compréhension de la déclinaison, de la prononciation ou encore de l'apprentissage de l'alphabet russe.

Certains apprenants livrent leur pensée quant à la préférence d'un professeur non natif dans l'enseignement des langues :

"Je pense sincèrement que le bon prof n'est pas celui "qui parle le mieux" mais c'est celui qui a "la meilleure pédagogie". Un natif ne se rend pas toujours compte des difficultés de l'élève. L'idéal, à mon sens, serait de créer une sorte de tandem entre un professeur non natif et un assistant natif qui seconderait le professeur avec un meilleur accent et un vocabulaire actuel. Cet assistant, à peine plus âgé que les élèves les motiverait à pénétrer la culture de la langue." Muriel

Un professeur de russe français aura bien évidemment effectué au moins un voyage en Russie pour se confronter à la culture et découvrir les villes russes de Saint Pétersbourg, de Moscou, de Sotchi, Kazan, Kaliningrad, Vladivostok ou Volgograd.

Même en poste, un professeur de russe se doit de voyager et d'être en contact avec des natifs pour se tenir à jour des mots russes à la mode et des évolutions culturelles.

Mais il est vrai que seul un natif pourra transmettre un accent parfait.

Charline témoigne également dans le sens de Muriel : "J'ai eu une prof d'allemand (non native) qui m'a donné le goût de la langue allemande et ça me dure depuis bientôt 40 ans. Je lisais allemand, j'écoutais les disques allemands et je passais toutes mes vacances en Allemagne. Ma sœur partageant ma passion, on se parlait même en allemand !"

Avant toute chose, c'est la pédagogie du professeur qui fait que la langue sera bien enseignée et éveillera les passions de certains élèves.

Prof de russe Français : qu'est-ce que l'insécurité linguistique ?

Comment apprendre le russe à des élèves ?
Et si le professeur devenait un guide plus qu'un savant ?

Parler russe en tant que locuteur non natif peut renvoyer les professeurs à une insécurité linguistique.

Le concept d'insécurité linguistique a été, selon Maria Roussi - professeur de FLE et diplômée en didactique des langues et des cultures de l'université Paris 3 -, théorisé par Einar Haugen, repris ensuite par W. Labov dans les années 1960, puis étudié par P. Bourdieu en 1982 et enfin, par M. Francard en 1993.

Ce concept sociolinguistique renvoie à une situation où les enseignants de langue non natifs ne sont pas capables de répondre à une tâche demandée, bien qu'en classe, ceux-ci mettent en avant des stratégies d'évitement de cette insécurité linguistique.

C'est donc une situation d'incompétence dont on souffre en dehors de la classe, lorsque la communication n'est plus faussée ni dirigée, devant un locuteur natif, par exemple un assistant de langue russe.

L'enseignant de russe certifié ou agrégé né en France n'a logiquement pas le même accent et manque de vocabulaire par rapport à un intervenant né dans un pays russophone.

Face à cela, les professeurs ont tendance à développer un "schéma de résilience", c'est-à-dire, la capacité à préparer des leçons qui leur permettront de réduire les imprévus durant le cours, de ne pas attirer les élèves sur certaines de leurs propres erreurs.

Michel Francard, en 1993, définissait l'insécurité linguistique comme étant la résultante d'une "quête non réussie de légitimité".

Dans le cas d'un professeur de langue russe, il s'agirait d'un complexe entre la langue telle qu'il l'a apprise avec les imperfections des locuteurs non natifs et la perception d'un locuteur natif dit 'idéal'.

Cela peut engendrer une perte de confiance en ses capacités à transmettre la langue.

Mais l'insécurité linguistique est un sentiment notamment intériorisé par les représentations qui se dégagent d'une culture éducative stricte, imposant la perfection.

Il y a donc une prégnance de l'origine sociale dans le sentiment plus ou moins fort d'insécurité linguistique.

En outre, cette insécurité linguistique se ressent surtout en dehors d'une salle de classe ou dès lors que le professeur est confronté à un locuteur natif.

Bonjour la confiance en soi quand on est face à un assistant de russe natif !

Le professeur n'est plus en position de savant et se retrouve face à ses propres appréhensions. C'est un phénomène qui touche à l'affect et à la catégorie socioprofessionnelle de l'enseignant.

Cela se manifeste par la peur, la honte, le malaise et le professeur se trouve alors totalement bloqué et dans l'incapacité de communiquer.

Mais être professeur de langue, que ce soit en cours d'anglais, en cours d'espagnol, en cours d'allemand ou en cours de russe, ce n'est pas tout savoir.

C'est transmettre ses connaissances et surtout donner le goût aux apprenants de la langue. Leur apprendre à mobiliser leurs connaissances et leur donner envie d'apprendre.

Le prof peut cependant avoir peur de ne pas savoir répondre à une question en classe ou de ne pas trouver le mot juste.

C'est la raison pour laquelle bien souvent, les enseignants souffrant de ce concept, préparent leurs cours de façon exhaustive, sans trop d'improvisation afin de limiter les situations délicates.

Comment surmonter son insécurité linguistique ?

Comment surmonter ses peurs en tant que prof russophone ?
La pire appréhension d'un prof : bafouiller et ne pas savoir répondre.

Vous êtes enseignant (ou enseignante) certifié(e) de langue russe et pourtant, vous êtes vite largué(e) devant un Ukrainien, un Russe ou un Biélorusse ? C'est normal, pas de panique.

Durant votre formation linguistique à l'université et à l'ESPÉ, et pendant votre préparation aux examens pour avoir le concours de recrutement de l'Éducation Nationale, on vous a donné tout les savoir-faire nécessaire à la didactique des langues.

Vous êtes donc en théorie, compétent(e) pour enseigner aux élèves.

Apprendre une langue étrangère est possible pour tous les individus quels qu'ils soient. Il incombe de minorer notre représentation de l'insécurité linguistique.

Or il apparaît justement que les professeurs de langues développent de nombreux stratagèmes pour surmonter leurs peurs et cacher leur "manque de connaissances" :

  • Une préparation exhaustive des leçons pour réduire les imprévus,
  • Ne pas attirer l'attention des élèves sur certaines de leurs erreurs,
  • Valoriser les voyages pour rester en contact avec la langue enseignée,
  • Regarder la télé en russe pour se perfectionner sans cesse,
  • Lire en russe,
  • Faire des recherches Google en russe...

En bref, le but est d'être en immersion linguistique constante dans la langue enseignée.

Mais les imprévus peuvent arriver à tout moment dans des situations d'enseignement communicatif.

L'expérience permet de contourner les difficultés notamment pour les questions d'ordre grammatical, qui s'avèrent parfois périlleuses.

Encore une nouvelle stratégie d'évitement...

Mais un professeur n'est pas un savant absolu.

Comme chaque personne, il a toujours à apprendre.

Il est grand temps de cesser de voir le professeur comme détenteur d'une science infuse et parfaite dans sa langue enseignée, et de le reconsidérer comme un accompagnateur dans la découverte de la langue russe et de sa culture.

Un enseignant ne sait pas tout dans son idiome, c'est la raison pour laquelle nombre de voix s'élèvent pour que dans une classe - de surcroît souvent surchargée -, les enseignants de langue aient la possibilité de donner des cours en compagnie d'assistants linguistiques, un ou deux intervenants.

Les professeurs ne s'en trouveront que valorisés et plus sûrs d'eux-mêmes. Car personne ne peut tout savoir et certainement pas en ce qui concerne une langue vivante qui continue d'évoluer sans cesse.

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Des pistes pour enseigner le russe de la meilleure des manières

Un non natif peut devenir prof de russe !
L'enseignement culturel doit trouver sa place en classe de russe.

Les cours de langue russe devraient donc davantage être un laboratoire d'apprentissage horizontal qu'une transmission de savoirs verticale du professeur vers l'élève.

Chacun peut se transmettre des connaissances et l'important est avant tout d'apprendre une langue et d'aimer cette langue.

Cependant, il existe des techniques pour enseigner une langue de la plus juste des manières. Alors comment apprendre le russe à des élèves en étant non natif ?

Dès le niveau débutant et tout au long de l'apprentissage des langues, le cours doit se dérouler dans la langue cible.

Même si vous devrez peut-être prononcer quelques mots en français, notamment avant le niveau intermédiaire, essayez de garder le russe comme langue obligatoire de communication.

Les élèves gagneront peu à peu en confiance et en indépendance en enrichissant leur vocabulaire russe dans le même temps.

Invitez des natifs dans votre classe pour qu'ils parlent devant vos élèves. Les assistants de langue sont d'un grand soutien pour les professeurs de russe afin d'améliorer le niveau de langue des élèves.

Les échanges entre le prof et l'assistant en langue cible amènent de la spontanéité dans le cours et permettent de le rendre plus dynamique.

A défaut, privilégiez les documents audios et vidéos en langue cible par des natifs.

Faites faire des activités à vos élèves.

Rester assis 8 heures par jour sur une chaise n'est pas la meilleure façon de rester concentré et actif. En proposant des activités comme des quiz et autres compétitions, vous incitez vos élèves à progresser.

Le moindre exercice peut alors se transformer en concours : associations d'images et de mots, recherche de mots cachés...

Si en plus, il y a un prix à la clé, vous verrez que la motivation de vos élèves ira crescendo (stylo, autocollant, bonbons...).

Enseigner la langue de Pouchkine : il faut s'immerger au quotidien.
On peut aussi apprendre le russe en ligne pour progresser, même en étant prof !

On réfléchit mieux en étant actif ! Par exemple, la dictée en courant : un élève lit dans sa tête une phrase affichée dans un coin de la salle et court la répéter à son camarade qui l'inscrit au tableau le plus rapidement possible et sans faute bien sûr.

Vous pouvez aussi leur proposer des jeux comme "qui suis-je ?". Il faut deviner la personne célèbre (des Russes de préférence) dont le nom est collé sur son front.

Les élèves formulent seulement des questions fermées en langue russe, par lesquelles on ne peut répondre que par oui ou par non.

Un non-natif peut tout à fait leur faire apprendre la phonétique.

La prononciation demeure importante si on veut se rapprocher d'un bilinguisme et de l'aisance d'un natif.

Apprendre la langue russe doit donc passer par l'apprentissage de l'alphabet cyrillique, mais également par l'alphabet phonétique pour apprendre à prononcer correctement.

En cours collectifs ou en cours individuels, la grammaire a également son importance. Il faut essayer de l'apprendre aux élèves de façon progressive et ludique pour ne pas les dégoûter de la langue russe.

Professeurs de russe natif ou non, l'important est la pédagogie que vous mettez en place au sein de vos cours pour faire progresser vos élèves ;) 

Comment donner des cours de russe marseille ?

Apprendre le russe en langue seconde : en cours particuliers

Rien qu'à Paris, on trouve 263 professeurs de russe et 57 enseignants de russe à Lyon sur la plateforme de cours particuliers Superprof.

Est-ce à dire que ceux-ci sont tous des natifs d'un pays russophone ?

Absolument pas.

Faut-il être bilingue et natif pour donner des cours de langue ?
Heureusement que je connais le cyrillique, parce que conduire en Russie serait compliqué sinon !

Une personne née en France ayant suivi des études en langues étrangères pour améliorer ses compétences linguistiques en russe, puis/ou ayant fait un ou plusieurs séjours linguistiques en Russie, peut bien sûr se déclarer professeur(e) particulier à domicile.

Il n'y a pas nécessairement besoin d'un niveau avancé (C1) - au sens du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) - pour donner des heures de cours aux débutants.

En effet, on peut prendre des cours de russe et progresser rapidement, même auprès d'une personne née en France. Il suffira juste qu'elle ait reçue une formation linguistique en la matière.

Problème se pose, me direz-vous, pour l'accent tonique et la prononciation.

Et bien, tout dépend des ambitions et objectifs de chacun.

Les élèves peuvent à la fois vouloir découvrir la langue et la culture ukrainienne, russe, biélorusse, chercher à parler couramment ou juste s'initier pour apprendre quelques mots.

Selon ces objectifs, on ne visera logiquement pas le même niveau de langue.

Vous nous voyez venir ? C'est là qu'entrent en scène les professeurs de russe non natifs.

S'il s'agit d'enseigner l'alphabet cyrillique, quelques mots et phrases usuelles de la vie courante, acquérir un lexique de base en préparant un voyage en Russie pendant les vacances scolaires, ou encore faire du soutien scolaire au lycée, même un(e) Français(e) peut être très compétent.

Sinon, s'il ne fallait que des personnes natives pour apprendre le russe, cela signifierait que tous les Français pourraient donner des cours de français...

Or ce n'est pas le cas : enseigner, c'est moins apprendre à parler que mobiliser les outils pédagogiques et didactiques pour y parvenir !

Quelles voies pour enseigner le russe en langue seconde ?

Comment enseigner le russe quand on est né en France ?

Au premier rang des voies royales pour y parvenir, on trouve le concours externe du CAPES et du CAPET de langue russe.

Compréhension et expression écrite et orale : le quatuor du bon prof de russe !
Hum... Au moins, ces quatre lettres, je les comprends...

Ce sésame permet de devenir enseignant certifié, fonctionnaire de l'Éducation Nationale, afin d'enseigner dans un établissement d'enseignement secondaire, public ou privé.

Au titre de la session 2018, il y avait 4 postes ouverts à l'admission seulement, pour 35 inscrits, avec 7 admissibles.

Le CAPES de russe vise à sanctionner, par plusieurs épreuves écrites et orales, les aptitudes des candidats à enseigner la langue visée :

  • Une épreuve de composition en russe (durée : 7 heures),
  • Une épreuve de traduction (durée : 6 heures),
  • Une épreuve de composition en français (durée : 7 heures),
  • Un résumé oral d'un texte russe (1h45),
  • Une leçon en russe (durée : 4h45),
  • Une épreuve de linguistique russe, plus lecture et traduction d'un texte en vieux-russe ou en moyen-russe (3h15),
  • Une explication de texte littéraire en français (2h45).

Un véritable parcours du combattant qui, vue la complexité du concours, assure un niveau avancé en russe aux candidats nés en France et qui seraient admissibles.

Les lauréats du concours sont ainsi compétents pour dispenser des enseignements dans les domaines linguistiques, historiques et culturels, dans la double connaissance du français et du russe.

Pour celles et ceux qui ne tentent pas le concours ou qui en sont ajournés, on a pu recenser différentes méthodes et astuces pour enseigner le russe, même sans être un locuteur natif.

Au chef-lieu de ces techniques, on trouve la répétition.

Fondamentale des enseignements dispensés, la répétition permet d'apprendre une langue plus ou moins rapidement selon les individus, avec pour résultat d'habituer le cerveau de l'apprenant à mémoriser les mots nouveaux.

Répétez avec vos élèves la prononciation à l'oral - lors d'un cours de conversation par exemple -, travailler les déclinaisons des noms russes, passer aux pronoms personnels, aux adjectifs.

Pour ne pas décourager votre auditoire, il est conseillé, en outre, de ne se focaliser que sur le vocabulaire russe essentiel, par exemple, les 500 mots russes les plus répandus.

On applique ici le théorème de 20/80, propre au sociologue V. Pareto, selon lequel 20 % des mots d'une langue permettrait de comprendre 80 % des phrases.

De fait, on comprend que même un professeur Français de russe, en ne maîtrisant que 20 % de la langue russe, puisse enseigner la langue pour au moins 80 % des phrases lues et entendues.

Multiplier les voyages en immersion russophone

Faire un séjour linguistique par an, voire plusieurs si on en a les moyens matériels (le budget) et immatériels (le temps) est toujours un excellent moyen pour parler une langue et continuer à se former, même lorsque l'on est en poste dans un lycée ou dans une école de langue.

Parler couramment une langue implique d'aller régulièrement au pays hôte !
Voici plus de dix fois que je me rends à Moscou : je suis presque bilingue en russe maintenant !

Aller à Moscou, à Saint-Pétersbourg, permettra de perfectionner votre expression orale - pour peu que vous soyez plongé(e) en immersion linguistique totale - et ce sera d'autant plus bénéfique que vous souffrez du syndrome de l'insécurité linguistique.

En clair, plus vous allez parler russe en Russie, en Ukraine ou en Biélorussie, mieux vous pourrez enseigner le russe en France.

Le visa pour la Russie est cependant réputé pour être difficile à obtenir, mais les démarches seront facilitées pour un voyage linguistique car les autorités russes requièrent une invitation et une adresse déclarée pour une durée donnée.

En séjour linguistique, on a la possibilité d'être hébergé(e) par une famille d'accueil : avec ESL, par exemple, les séjours à Moscou et Saint-Pétersbourg pour une semaine coûtent à partir de 370 € seulement.

Par voie de conséquence, chaque étudiant, à son retour en France, peut avoir un niveau de langue avancé en russe et même parler couramment. Pour peu que l'on s'en donne les moyens.

De toute façon, on rappellera que nul n'aura un accent natif en langue seconde : les études en neurosciences ont bien précisé que seuls les enfants de bas âge (avant 7 ans) peuvent acquérir une langue avec l'accent d'un natif.

Voilà de quoi rassurer les professeurs de russe qui nous lisent : on peut donc bel et bien enseigner sans être natif !

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Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.