Dans une perspective globale, les troubles du comportement ne sont pas rares chez les enfants, et même chez les adultes ! En effet, alors que l'échec scolaire se fait de plus en plus présent, on n'évoque pas assez les problèmes liés aux autres domaines, comme les troubles de l'apprentissage, les troubles cognitifs, ou encore le déficit de l'attention.
Dyscalculie, dysphasie, dysorthographie, dysgraphie, dyslexie : nombreux sont les troubles du comportement que l'on ne maîtrise pas forcément d'instinct. Et la dyspraxie en fait pleinement partie !
des enfants, selon l'ergothérapeute Marie-Laure Kaiser.

Ce trouble neurodéveloppemental, aussi appelé trouble développemental de la coordination (TDC/DCD), affecte majoritairement le geste, l'écriture, la coordination, l'organisation spatiale ainsi que la manipulation.
Certains enfants et adultes affectés ne sont cependant concernés que par certains de ces aspects ! Les profils sont extrêmement variés car hétérogènes.
Un enfant dyspraxique peut très souvent comprendre les notions enseignées : il va cependant avoir du mal avec la mise en oeuvre des consignes, avec l'exécution, la planification et l'automatisation de tâches.
Ainsi, ce ne sont pas ses capacités intellectuelles qui sont ici à remettre en cause, mais bien l'exécution des tâches. Alors comment réagir face à un élève dyspraxique, lorsqu'on est professeur ? La mission première est de réduire les obstacles liés aux gestes et à l'écriture, ainsi que d'aider l'élève à s'organiser.
- Consignes séquencées
- Moins de copie
- Documents aérés
- Temps majoré
- Matériel stable
- Evaluation adaptée
Envie de donner des cours ?
Rejoins la communauté Superprof et partage tes connaissances avec des centaines d’élèves curieux et motivés
Comprendre les besoins d’un élève dyspraxique avant d’adapter son enseignement
Dyspraxie : de quoi parle-t-on ?
Il s'agit d'un trouble de l'automatisation et de la coordination des gestes, lorsque ces derniers ont un but précis : lacer ses chaussures, s'habiller ou bien écrire avec habileté.
par le neurologue britannique Walter Russell Brain.
D’autres auteurs tels que Orton en 1937 parlaient de maladresse anormale. Ford, quant à lui, parlait en 1960 de maladresse congénitale pour décrire ce trouble. Ce trouble est d'ailleurs d'origine neurologique, et en partie génétique.
Les fonctions cognitives s'en trouvent alors touchées, freinant ainsi les apprentissages scolaires, les capacités attentionnelles, l'apprentissage du langage, et, plus globalement, ayant des répercussions sur la vie scolaire. Après tout ceci, un professeur doit être en mesure de repérer un élève dyspraxique, et peut être à même de l'aider dans sa grande difficulté potentielle à écrire, dans ses probables troubles du langage, ou encore aider les enfants à apprendre les tables de multiplication.
Un véritable travail qui implique d'avoir un haut potentiel et d'être sur tous les fronts, y compris celui de l'instituteur, ancré dans un système scolaire. Car oui, un élève dyspraxique a, même s'il n'est pas dyslexique ou limité intellectuellement, besoin d'un minimum d'aide pour arriver à effectuer certains gestes ou certaines tâches du quotidien.
De la plus simple à la plus complexe, c'est tout un pan de la psychomotricité que les troubles dys et leurs difficultés font apparaître chez l'élève atteint de dyspraxie.
C'est donc la place et le rôle d'un enseignant de savoir combiner ses cours et son envie de mieux comprendre les troubles psychologiques.
Se comporter en psychomotricien pour pouvoir aider certains enfants, c'est quasiment la clé pour pallier les difficultés rencontrées dans le système scolaire !

Rappelons que les manifestations de ces difficultés varient considérablement selon l'individu. Comment enseigner à un élève en échec scolaire ?
Les difficultés qui peuvent apparaître en classe ou en cours particulier
Quelles difficultés peuvent se présenter, concrètement, au sein de la vie scolaire ? L'élève dyspraxique aura du mal, généralement, à écrire de manière fluide. Il lui faudra du temps pour compléter sa phrase et, de plus, son écriture sera bien souvent peu lisible pour autrui. Pourquoi cela ? Parce que l'élève dyspraxique a du mal à respecter l'espacement entre les mots et l’espacement entre les lignes, également.
Aussi, écrire lui demande un effort phénoménal, ce qui le fatigue très rapidement. Au niveau spatial, l'élève a des difficultés à se repérer, à visionner où se trouve l'énoncé sur la page, ou encore à lire les tableaux, graphiques et figures géométriques.
Toutes les activités manuelles, telles que le découpage, le coloriage, le collage ou encore le traçage, demandent énormément d'efforts et fatiguent l'enfant. Il est, pour cela, fondamental de diviser les tâches en exercices courts !
Ce que la dyspraxie ne signifie pas
Bien souvent, l'élève atteint de dyspraxie est à l'aise à l'oral, mais c'est bel et bien l'écrit qui lui pose problème. Attention à bien distinguer plusieurs éléments lorsque l'on parle d'un enfant dyspraxique : le fait qu'il ait des difficultés à l'écrit ne signifie aucunement qu'il a des difficultés intellectuelles.
De même, il ne faut pas attribuer la dyspraxie au manque de motivation ! L'élève doit obtenir un enseignement adapté à sa situation, ainsi, il fera des progrès.
Difficulté observée
Découpage très difficile et lent
Copie lente
Besoin pédagogique possible
Utilisation de ciseaux easy-grip (adaptés)
Support imprimé ou fichier numérique, réduction du volume à recopier
Un professeur peut observer et échanger, mais seul un professionnel de santé peut établir un diagnostic.
Les principes essentiels pour aider un élève dyspraxique à apprendre
Adapter les moyens, pas les ambitions
Être professeur, c'est aussi et avant tout savoir s'adapter, notamment dans ces circonstances. En effet, enseigner et donner des cours particuliers à un élève dyspraxique ne revient pas à donner des cours à un élève lambda.

En effet, un souci psychomoteur donne à l'enfant beaucoup plus de fil à retordre lorsqu'il s'agit d'assimiler des réflexes attentionnels, d'écrire ou tout simplement d'avoir confiance en lui.
C'est donc à la figure du professeur, qui sera aussi celle d'un tuteur, de montrer que la fatigabilité n'existe pas, que l'avancée cérébrale de l'élève est bonne, et que son cheminement intellectuel est prometteur.
Cela sera certainement le cas, car chaque enfant dyspraxique n'est pas atteint de déficience intellectuelle.
Il a simplement besoin d'un peu plus de temps pour atteindre leurs objectifs. Les difficultés scolaires ne naissent pas par hasard, et c'est aussi au professeur de savoir les combattre et de préparer le terrain pour une progression rapide et sans embûches pour l'élève dyspraxique ou pour les enfants atteints de dyslexie.
L'idée ici n'est certainement pas d'avoir moins d'ambition pour l'élève dyspraxique et de baisser le niveau d'exigence en réduisant les attentes. Ce qu'il faut, c'est mettre en place des outils, astuces et méthodes pour aider l'élève à atteindre ces exigences à sa manière !
On utilise donc toutes sortes d'outils (outils manuels adaptés, outils numériques...) et d'astuces (augmentation du temps de travail, police plus grande et espacée, utilisation d'outils de dictée vocale...) pour faciliter la tâche de l'élève au niveau moteur, sans réduire les attentes pédagogiques et scolaires.
Rendre les consignes visibles, courtes et séquencées
Inutile de donner des consignes trop longues et truffées de relatives à l'élève : il aura du mal à comprendre l'énoncé, ce qui ne l'aidera absolument pas et l'embrouillera dès le début ! Proposez une consigne à la fois, en faisant en sorte que celle-ci soit courte, ainsi que des verbes d'action clairs et plutôt simples.
Ainsi, plutôt que « débusquez », utilisez « trouvez », et plutôt que « élucidez », optez pour « trouvez la solution » ou « résolvez ». Avant de demander à l'élève de réaliser l'exercice, il est toujours préférable d'opter pour une démonstration. Également, demandez-lui souvent de reformuler la question, afin d'être sûr.e qu'il ou elle a bien compris ce qu'il faut faire !
À privilégier
Donner une fiche structurée
Évaluer le raisonnement et les capacités intellectuelles
À éviter
Demander de recopier le tableau
Sanctionner la lenteur graphique
Adapter concrètement un cours pour un élève dyspraxique
Avant le cours : préparer un environnement favorable
Pour donner des cours élèves dyspraxique, il convient de le rassurer le plus possible à l'avance en lui transmettant la liste des supports à utiliser en amont.
L'élève pourra alors se familiariser en avance avec ces outils, et prendre confiance. Le plan de la séance doit être compréhensible également !
L'espace de travail de l'élève doit être bien aéré et dégagé : étant donné que les capacités motrices de l'élève sont chamboulées, il convient de bien placer chaque outil loin des autres.
L'élève ne doit pas se sentir obstrué par les outils, son espace de travail doit être rangé et le plus propre possible. Ainsi, il y verra plus clair !
Parlons à présent du matériel. Il est évident que celui-ci doit nécessairement être adapté à l'utilisation de l'élève.

Plutôt qu'une paire de ciseaux classique, favorisez donc les ciseaux easy-grip. De même, les crayons de couleur easy sont plus adaptés que les crayons classiques, avec une bonne prise en main et des couleurs flashy.
L'espace de travail doit être délimité, avec la possibilité d'installer une sorte de barrière visuelle de couleur, ce qui coupera l'enfant du reste de la pièce et permettra une bien meilleure isolation, sans stimuli extérieurs.
Pendant le cours : expliquer, guider et rythmer
Au sein du cours en lui-même à présent, il convient de s'adapter à l'enfant et d'y aller par étape. Verbalisez réellement les étapes, ne les gardez pas dans votre tête : il est important que l'élève puisse se repérer temporellement vis-à-vis des étapes chronologiques du cours. Si vous imposez une tâche longue, alors divisez-la en plusieurs moments afin de la rendre plus accessible.
Dès que la fatigue mentale se ressent, ne forcez pas car vous ne ferez qu'empirer la chose : proposez alors une courte pause sans stimuli. Lorsque l'écrit n'est pas évalué, favorisez systématiquement l'oral, car c'est là que l'enfant dyspraxique s'en sort le mieux ! Il peut être utile d'encourager à participer oralement, sans forcer non plus devant les autres élèves.

Après le cours : consolider sans surcharger
Attention à ne surtout pas surcharger l'élève après le cours, car vos efforts pourraient alors être réduits à néant. L'élève ne doit pas se sentir enseveli sous les devoirs. Cependant, donnez-lui-en quelques-uns qui lui plaisent particulièrement et font appel à des choses pour lesquelles il s'est révélé être doué pendant le cours. Pour les devoirs plus complexes, préférez les réaliser avec lui en classe.
Les exercices sont nécessairement ciblés et peuvent être donnés sous forme numérique, ce qui facilitera leur traitement. Donnez toujours des consignes bien claires afin de l'aider à comprendre de suite ce que vous attendez de lui ou d'elle !
Envie de donner des cours ?
Rejoins la communauté Superprof et partage tes connaissances avec des centaines d’élèves curieux et motivés
Les aménagements pédagogiques selon la difficulté rencontrée
Si l’écriture ou la copie est difficile

Dans le cas où l'élève éprouve de grandes difficultés en ce qui concerne l'écriture ou le fait de tenir ou de lire une copie, alors il est possible de lui aménager des photocopies, des cours imprimés ou encore des fichiers numériques téléchargeables ou audio.
Les textes à trous sont particulièrement efficaces car ils ciblent de suite l'endroit de la feuille où l'élève doit apposer sa réponse, de manière très visible.
Certains élèves peuvent, dans des circonstances bien spécifiques, se voir prêter un ordinateur afin d'écrire.
L'élève a bien souvent besoin de temps supplémentaire, qui lui est alors accordé dans les limites du possible. Plutôt que d'écrire ses réponses, l'élève a aussi la possibilité d'utiliser un outil de détection vocale !
Si l’organisation sur la feuille est compliquée
Si cependant l'écriture n'est pas un problème mais que les difficultés proviennent de l'organisation spatiale sur la feuille, alors il convient de l'aider à y voir plus clair et à se repérer : utilisez une police grande et lisible, sans fioritures et non stylisée. Favorisez également un bon espacement, aussi bien entre les mots eux-mêmes qu'entre les lignes.
Séparez visuellement chaque consigne, avec si besoin un code couleurs cohérent. Évitez les exercices surchargés au niveau visuel, et de même, réduisez la longueur des consignes.
Si la géométrie, les schémas ou les manipulations posent problème
Si les problèmes viennent majoritairement du traçage de figures géométriques, le professeur propose des exercices de maths au sein desquels les figures sont à demi-tracées, de sorte à faciliter la compréhension de ce qu'on attend de l'élève.
Si l'utilisation d'un compas ou d'une équerre est difficile, alors il faut se tourner vers des outils numériques et/ou des compas et règles ergonomiques. Comment enseigner à un enfant atteint d'autisme ?
Si l’élève est lent ou se fatigue vite
On permet dans ce cas de courtes pauses régulières. Le but n'est pas de réaliser des pauses trop longues, car alors, l'élève perdra l'intérêt pour l'exercice !
Au contraire, plus les pauses sont courtes et régulières, plus l'élève est motivé à reprendre.
On majore également le temps si nécessaire, et on accepte que le travail, ou du moins certaines tâches mineures, soient complétées plus tard s'il le faut.

Pas besoin de donner une dizaine d'exercices à l'élève, également : favorisez les exercices essentiels et combinez plusieurs exercices en un seul pour gagner du temps et ne pas perdre de vue l'objectif !
| Situation rencontrée | Adaptation immédiate | Objectif préservé |
|---|---|---|
| Ecriture / copie difficile | Temps supplémentaire Outils de détection vocale si besoin Prêt d'ordinateur Cours imprimés Textes à trous | Evaluation des capacités intellectuelles de l'enfant à répondre à une consigne |
| Organisation de la feuille difficile | Police grande et aérée, lisible Espacement et interligne aérés Repères visuels Codes couleurs | Evaluation des réponses de l'élève |
| Schémas et manipulations difficilement réalisables | Outils géométriques adaptés ergonomiques Figures semi tracées Evaluation du raisonnement plus que de la réalisation | Evaluation du raisonnement mathématique de l'élève |
| Fatigue / lenteur | Pauses courtes et régulières Suppression des exercices non essentiels Acceptation que les exercices restants soient réalisés plus tard Fractionnement des exercices | Préservation de l'intérêt de l'enfant pour les exercices Accomplissement des exercices avec un temps supplémentaire (temps de pauses) |
C'est donc ça, être professeur et donner des cours à un élève dyspraxique ! Prendre un peu sur soi, être pédagogue, avoir le sens du dialogue, de l'échange, et une perspective d'avenir pour l'enfant. C'est se dire que tout le monde peut réussir en dépit de ses troubles ou de ses différences potentielles, et partir du principe qu'enseigner, c'est aussi un peu faire avancer une personne dans la vie. Comment enseigner à un enfant atteint d'autisme ?
Quels outils utiliser pour aider un élève dyspraxique ?
Les outils papier et matériels
Porte-vues et classeurs
Doivent être simplifiés afin que l'élève sache se repérer dans ses documents et ses notes. Un code couleurs est intelligent car l'élève saura instantanément quelle couleur renvoie à quel type de documents ou à quelle matière. Pour ceci, nous vous conseillons d'opter pour un classeur sans levier, souple et flexible, transportable aisément partout !
Cahiers
Favorisez également des couleurs vives différentes afin de savoir immédiatement ce que chacun renferme. Le lignage des cahiers doit être espacé et aéré pour permettre une meilleure visualisation
Stylos et crayons de couleur ergonomiques
Permettant une prise en main idéale pour les dyspraxiques !
Ciseaux easy-grip
Permettent une meilleure prise en main par les élèves, de même que les règles et compas ergonomiques
Les outils numériques
Les outils du numérique sont en réalité les grands amis des personnes dyspraxiques. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils permettent de ne pas écrire à la main, et disposent d'outils idéaux tels que la reconnaissance ou encore la synthèse vocale.

Les documents peuvent vous être fournis sur PC et être directement téléchargeables, aussi !
Enfin, le prêt d'un ordinateur durant le cours est possible, en respectant les conditions bien entendu.
Le correcteur orthographique est largement intégré aux outils numériques de traitement de texte désormais, ce qui fait que l'élève est beaucoup plus jugé sur ses capacités à raisonner que sur ses compétences en matière d'orthographe ou d'écriture plus globalement.
Comment choisir le bon outil ?
critères majeurs :
- Le besoin de l'élève (selon son profil particulier)
- L'objectif pédagogique
- L'avis des professionnels
Tout va dépendre en grande partie du besoin réel de l'élève, raison pour laquelle un spécialiste doit avant tout évaluer les besoins de l'élève et entrer en contact avec le professeur afin de mettre au point les méthodes les plus adaptées au cas précis de l'élève.
Si celui-ci dispose de difficultés en géométrie pour tracer correctement des figures, alors il sera plus utile pour lui de se voir prêter des outils géométriques ergonomiques et de se voir tracer des semi-figures plutôt que d'utiliser un ordinateur pour de l'écriture, et ainsi de suite.
Ensuite, il faut voir ce qu'est l'objectif pédagogique à proprement parler ! Selon la consigne, certains outils adaptés seront plus judicieux que d'autres.
Enfin, les professionnels de santé qui suivent l'élève peuvent aiguiller le choix du matériel.

Évaluer un élève dyspraxique de manière juste
Distinguer ce qui est évalué de ce qui est compensé
Ce sur quoi porte l'évaluation est similaire pour un élève atteint de dyspraxie que pour un élève non atteint. Pourquoi ? Parce que, bien que l'élève dispose d'outils et de méthodes aménagées pour l'aider, il n'est en aucun cas aidé sur le fond : autrement dit, il ne reçoit d'aide sur aucun exercice en particulier.
Le professeur n'aide en aucun cas l'élève à réaliser l'exercice et ne lui donne aucune solution. Il est simplement là pour aménager les possibilités de l'élève à répondre et lui donner les clés pour se concentrer et trouver la réponse tout seul.
Tout compte fait, évalue-t-on un élève sur sa vitesse d'écriture ou bien plutôt sur la qualité de son raisonnement ? Aussi, la qualité du tracé est-elle mieux considérée que la qualité du raisonnement mathématique qui suit ? En réalisant ce sur quoi porte réellement l'évaluation présente, vous parviendrez à juger la qualité de l'exercice rendu par l'élève sans le pénaliser vis-à-vis de ses difficultés et de son trouble.
Lorsque l'on évalue la capacité d'un élève à répondre à un énoncé en un certain temps imparti, alors on pénalise l'élève dyspraxique car celui-ci aura besoin de plus de temps que les autres pour écrire son raisonnement. Raison pour laquelle le temps doit, dans ce cas précis, nécessairement être aménagé !
Exemples d’adaptations pendant une évaluation
De nombreuses mises en place et améliorations peuvent être effectuées dans le but d'aider l'élève à contourner les difficultés directement liées à sa dyspraxie :
- Temps supplémentaire
- Consignes reformulées ou simplifiées (avec codes couleurs notamment)
- Mises en page simplifiées
- Police d'écriture grande et aérée, espacements aérés aussi
- Barème séparant les connaissances de la présentation visuelle graphique
- Réponses formulées à l'oral ou numériquement lorsque l'écrit n'est pas évalué
Elle compense une difficulté d’accès à la tâche.
Les erreurs à éviter quand on accompagne un élève dyspraxique
Certaines petites maladresses éviteront bien des ennuis et situations gênantes ! À titre d'exemple, ne confondez surtout pas lenteur et manque de travail : les élèves dyspraxiques ont nécessairement besoin de plus de temps car, même extrêmement motivés, ils nécessitent ce surplus de temps. Veillez à ne pas noter sévèrement la présentation, tout du moins lorsque l'objectif de l'exercice ne porte pas sur cet élément, car l'élève concentre tous ses efforts sur le raisonnement.

N'imposez jamais un outil non maîtrisé car vous pourriez faire pire que mieux : sans connaître l'outil, l'élève va perdre confiance en lui et se sentir dévalorisé.
Aussi, évitez de surcharger les documents de couleurs et de schémas : l'élève doit s'y retrouver ! Enfin, ne réalisez jamais les exercices à la place de l'élève, car c'est à lui d'avancer seul, et non à vous de faire les exercices pour lui. Ceci ne l'aidera aucunement et, pire, lui donnera la sensation de ne rien savoir faire par lui-même ! Aidez-le à réaliser plus sereinement ses exercices en aménageant les outils et méthodes nécessaires, simplement.
Checklist : aider un élève dyspraxique dès le prochain cours
Et pour ne pas être en panne d'idées, nous vous avons concocté une petite checklist à tester dès le prochain cours !
Astuce n°1
J’identifie l’objectif réel de l’activité
Astuce n°2
Je donne une consigne courte et une étape à la fois
Astuce n°3
Je limite la copie qui n’est pas utile à l’apprentissage
Astuce n°4
Je fournis un support lisible et aéré
Astuce n°5
Je prévois davantage de temps ou moins de tâches répétitives
Astuce n°6
J’accepte un autre mode de réponse lorsque c’est possible
Astuce n°7
Je vérifie la compréhension avant de répéter l’exercice
Astuce n°8
Je valorise les efforts et les stratégies efficaces
Astuce n°9
J’adapte l’évaluation à la compétence réellement visée
Astuce n°10
Je communique avec les adultes qui accompagnent l’élève
Quelle adaptation vous semble la plus difficile à mettre en place ?
Envie de donner des cours ?
Rejoins la communauté Superprof et partage tes connaissances avec des centaines d’élèves curieux et motivés
Résumer via IA :

