« N'abandonne pas. Endure maintenant, et vis le reste de ta vie en tant que champion." Mohamed Ali (1942-2016)

Pour la plupart des gens méconnaissant les sports de combat, la boxe consiste à se battre, à se défouler, et serait l'apanage des "mauvais garçons" issus des quartiers malfamés.

C'est au contraire un sport complet qui nécessite de mobiliser toute son énergie et ses capacités mentales et physiques.

Vous vouliez apprendre la boxe anglaise ou la savate boxe francaise ? N'oubliez pas qu'il existe un troisième grand style de boxe : la boxe thaïlandaise.

Voici l'essentiel à savoir sur la boxe thaï.

La boxe thaï, un art martial méconnu

Comme la plupart des novices, vous croyiez que la boxe anglaise était la plus ancienne des boxes ? Eh bien, c'est raté !

La forme de boxe thaï moderne que l'on connaît est la plus ancienne de tous les sports de combat.

Cette dernière appellation, éminemment authentique, est aussi la plus ancienne. Elle atteste de plus de sa filiation avec le muay-boran, une méthode de boxe traditionnelle.

On retrouve aussi dans son histoire, le krabi krabong, qui était un art martial pratiqué avec des armes.

Les esprits sagaces y auront deviné la patte des arts martiaux : de fait, si nous autres Occidentaux y voyons une boxe pieds-poings – presque – comme une autre, les Orientaux parlent encore volontiers d'art martial à son égard.

La Thaïlande étant une grande nation avec des particularismes locaux relativement forts, la boxe thaï s'est subdivisée dans son pays natal en plusieurs « styles », c'est-à-dire variantes, partant du même préfixe « muay » auquel sont ajoutées des désinences discriminantes : « thasao » au  nord, « lopburi » dans le Centre, « korat » vers l'est et « chaiya » dans le Midi.

La boxe féminine rime avec compétiteurs et punch, pour un premier combat aussi bien que celui qui aurait été plusieurs fois champion ou vice-champion d'un centre sportif.
Préparation physique | Après l'échauffement, c'est parti pour le thai boxing ! | source : upload.wikimedia.org

Chacune met l'accent sur des techniques particulières, mais c'est bien le boxing à la thaïlandaise moderne qui constitue là-bas un sport national.

Le gouvernement aussi bien que l'armée lui portent un grand amour : cela fait cinq siècles qu'il fait partie de l'entraînement des militaires locaux !

En plus d'être la capitale d'un État, Bangkok est indéniablement la capitale mondiale de la boxe thaï.

Avant l'introduction des gants de boxe contemporains venus du monde occidental, les boxeurs thaïlandais traditionnels paraient leurs poings de crin de cheval, puis de coton enduit de colle.

L'essor précoce du tourisme en Thaïlande a incité nombre d'Européens à s'intéresser de près au muay-thaï, qui devint le concurrent direct du full-contact et du low-kick, qui allait devenir le kick-boxing.

En France, c'est l'installation du winner Pud Pad Noy Worawut en 1980 qui changea la donne.

Les Pays-Bas sont sans doute en Europe le pays où le muay-thaï a rencontré le plus de succès, comme en témoignent les percées spectaculaires de sportifs néerlandais comme Fred Royers, Rob Kaman, Ernesto Hoost, Ramon Dekkers et Peter Aerts…

Le kick-boxing, de plus en plus connu et populaire à travers le monde, est en fait une variante japonaise du muay-thaï, mais avec l'ajout d'inspirations issues du karaté, un véritable « martial art ».

Alors plutôt boxe française, boxe thai ou boxe américaine ?

L'histoire de la boxe thaïlandaise

C'est dès le XVIe siècle que le Muay Thaï a été créé dans une version proche de celle qui a cours de nos jours.

D'où provient la boxe thaïlandaise ?
Dans les rues de Bangkok, ne vous avisez pas d'agresser quelqu'un, vous pourriez être battu, même par un gringalet !

Initialement, ce sport de combat était pensé pour les militaires Thaïlandais.

Il se nomme "l'art des Huit Membres" car il mobiliser huit points de contact : coups de poings, de pieds, de genoux et de coudes.

C'est grâce aux chroniques royales écrites lors du règne de Rama Ier (1737-1809), que l'on a pu remonter les traces des pratiques de la boxe thaï à l'époque moderne.

L'historique de la boxe thaï est donc impossible à dater avec précision. On lira la légende pour mieux comprendre.

Celle-ci raconte que l'origine de cette boxe remonterait au XVe siècle, lorsque le roi Sen Muang Ma décéda, en 1411.

Ses deux fils Ki et Fang se seraient affrontés lors d'un duel au corps à corps afin de se départager l'exercice du pouvoir.

Fang aurait été battu, laissant Ki monter sur le trône.

Ainsi serait née la technique de combat.

Un siècle plus tard, la boxe thaï faisait partie de l'entraînement militaire des soldats et elle était même encouragée par le roi Naresuan-le-Grand (1555-1605).

Au XVIIIe siècle, la boxe thaï acquiert une plus grande popularité, sous le règne du "Roi Tigre", Phrachao Sua (1661-1709). Celui-ci ne régnera pourtant que 6 ans, de 1703 à s mort.

Sous ce règne, la boxe thaï devient l'activité de loisir favorite de la population et le roi lui-même, vient défier les champions locaux.

La légende raconte qu'un soldat et boxeur, Naï Khanon Tom, aurait été capturé et emprisonné par les troupes birmanes lors de la chute d'Ayutthaya en 1767.

Opposé à dix champions Birmans, il les mirent tous à terre par knockout (KO) et fut libéré en rétribution de ses victoires.

Depuis ce jour, Naï Khanom Tom est un héros national, vénéré par les pratiquants de boxe thaï.

Un gala de boxe, la Nuit des Boxeurs est organisé chaque année à sa mémoire.

Aux XIXe et XXe siècles, la boxe thaïlandaise était considéré comme un sport dangereux et mortel.

En conséquence, sa pratique fut interdite.

De nouvelles règles sont apparues dans les années 1930 afin de pouvoir continuer à pratiquer la boxe : c'est vers 1930, en adoptant les règles et les techniques de la boxe anglaise, que la boxe thaï a pu renaître de ses cendres.

Aujourd'hui, le Muay Thaï est une grande industrie en Thaïlande, qui fait vivre environ 200 000 personnes (pour une population de 69,43 millions, c'est colossal), et on estime à 100 000 le nombre de pratiquants en Thaïlande.

Chaque semaine, des centaines de combats de boxe ont lieu à travers toute la Thaïlande : imaginez si, en France, nous avions des centaines de matchs de football suivis par une majorité de la population !

La boxe thaï se répand d'abord aux Pays-Bas, puis en France.

En 1966, le karatéka Kenji Kurosaki défia un combattant de boxe thaï, et fut mis à terre dès le premier round.

Après cette défaite, et après avoir étudié le Muay-thaï, il aurait introduit l'art martial au Japon, en le réadaptant quelque peu : le kick boxing était né.

Les caractéristiques de base du boxing thaïlandais

Vue de France, la boxe thaïlandaise est celle qui nous semble être la plus complète de toutes les boxes, dans la mesure où il elle multiplie les armes possibles (avec notamment les coudes, les tibias et les genoux en sus) et, par conséquent, de facto, les cibles (le fauchage est autorisé, et même fondamental).

C'est le coup de tibia circulaire qui fait office de botte emblématique du fighter thaï.

Cette souplesse plaît beaucoup à nos esprits occidentaux de plus en plus épris de liberté de mouvement.

La boxe thaï a acquis une popularité nettement supérieure à celle des autres sports de combat de l'Asie du Sud-Est, où existent concurremment la boxe birmane, la boxe vietnamienne, la boxe khmère (Cambodge) et la boxe laotienne.

De fait, elle a été la première de celles-ci à avoir été – en partie – professionnalisée (avec treize catégories de poids) et à l'être vraiment de nos jours.

C'est indéniablement un plus au temps de la télévision, de la publicité et du capital.

Il est indispensable de disposer d'un minimum d'équipement de boxe/matériel de boxe, et notamment – pour les hommes – d'une coquille (avec suspensoir).

S'y ajoutent un short boxe thai, et éventuellement des chevillières ou des rubans sur les bras. En revanche, il faut combattre sans haut et pieds nus.

Comment frapper pieds-mains en boxe ?
La préparation d'un combat de boxe thaïlandaise.

Eu égard à ses origines, le boxing thaïlandais a conservé chez certains de ses adeptes « de souche » des connotations païennes et animistes, comme en témoigne le ram-muay – ou wai-khru – exécuté par plus d'un challenger avant tout combat dans le but d'invoquer la protection d'esprits divers et variés…

Cette danse préparatoire est incontournable pour les professionnels natifs.

Mais cela ne doit pas vous dispenser d'un entraînement en bonne et due forme !

Connaissez-vous le nouvel art martial à la mode : le shadow boxing ?

Quelques règles fondamentales du Muay-thaï

Les plaisantins aiment décrire la boxe thaïlandaise par la formule lapidaire : « tout est bon pour faire mal ».

Mais il s'agit bien entendu d'une simplification excessive… Alors oubliez la boxe anglaise ou la boxe francaise, et regardez du côté des règles de boxe thaïlandaise.

Pour être plus précis, sont permis les coups de poing, les coups de pied, les coups de coude, les coups de tibia et les coups de genou.

Ce sont ces derniers points qui différencient grandement le Muay-thaï de la savate boxe française.

En savate, les coups de coude et de genoux sont proscrits.

La boxe thaï permet d'avoir des enchaînements beaucoup plus variés et un art du combat beaucoup plus dense et complet.

En bref, c'est un sport idéal pour savoir se défendre dans n'importe quelle situation.

Ce n'est pas un sport de bagarre. Ne vous en servez pas pour vous battre dans la rue, en plus sans gants de boxe, sans respecter les seize règles du marquis de Queensberry.

Car comment parer les coups si votre adversaire dégaine une arme blanche ?

A présent, il convient de distinguer la boxe thaï professionnelle du boxing amateurs.

Chez la première, les matchs comprennent cinq reprises (ou rounds) de trois minutes, ce qui suppose un quart d'heure de combat effectif, le tout ponctué par des morceaux de musique traditionnelle.

Les temps de récupération sont d'une minute trente ou de deux minutes, en fonction des fédérations.

Frapper des sacs de frappe est plus simple que le corps à corps qui exige protège-dents, protège-tibias, mitaines (sur les mains nues), gants MMA, casque de boxe, sous-gants et plastron…
Combat libre ? | Cet art suppose de nombreuses règles, et la maîtrise de soi a son rôle à jouer | source : visualhunt.com

Jadis, on avait comme partout ailleurs des combats au finish : il fallait mettre son adversaire KO ou le contraindre à abandonner.

C'était extrêmement violent, d'autant plus que les combattants pouvaient donner leur accord quant à l'adjonction de morceaux de verre dans les bandages de leurs mains, histoire de porter des coups plus destructeurs

Les potentialités mortelles de cette discipline avaient été à l'origine de son interdiction totale en 1921, un mal pour un bien, puisqu'elle réapparut dès 1930 avec ses règles contemporaines, plus humaines…

Avec le port des gants de boxe, un ring comme enceinte (a minima trois rangées de cordes, le tout clôturant un carré rebondi de cinq à sept mètres de côté), des manches rythmées et la prohibition des coups de tête, les choses étaient plus conformes au respect des boxeurs et à l'esprit contemporain.

Sont également interdits les coups en direction des parties génitales, le fait de s'aider des cordages, les morsures, les crachats, tirer les cheveux, frapper un boxeur à terre et mettre les doigts dans les yeux.

Des juges attribuent une note sur la technicité, l'agilité à la défense et la combativité.

Il existe même une variante « light-contact » procédant par assauts : c'est un emprunt à la savate et à l'escrime.

Quelles différences avec la savate boxe française ?

Les accessoires indispensables de boxe thaï !

Quels sont les accessoires de boxe fondamentaux ?
Les gants de boxe, obligatoires en club. N'oubliez pas non plus les protège-tibias, protège-dents et la coquille pour les hommes !

Vous souhaitez devenir le prochain Patrice Quarteron du Muay thaï ? Et si vous commenciez par acquérir le matériel boxe fondamental de cette discipline sportive ?

Jiu jitsu, MMA, self défense ou encore kickboxing...

Les plus grands compétiteurs de sports de combat ne sont rien sans leurs précieux accessoires, un équipement boxe thaï qui peut faire la différence entre un débutant et un boxeur avancé.

Sur le tatami de la salle de boxe, la préparation des boxeurs passe également par le choix de leur protège-dents et autres gants de boxe.

Voici quelques accessoires à adopter pour débuter la boxe thaï :

  • Le protège-tibia pour se protéger lors du corps à corps,
  • Le protège-dent,
  • La coquille, à choisir en tissu,
  • Le short de boxe Thaï Kick,
  • Les gants de boxe,
  • Des bouclier PAO,
  • Des gants ou pattes d'ours (avec ou sans mitaines),
  • Des bandages pour les mains (facultatif),
  • Le sac de frappe et la corde à sauter pour l'échauffement solo,
  • Une serviette et une bouteille d'eau.

L'eau et la serviette sont les deux choses fondamentales à avoir.

C'est même plus important encore que le matériel de boxe en lui-même.

Face à un pratiquant dans un club de boxe thaï, vous pourrez toujours informer ce dernier, avant le duel, que vous n'avez pas votre protège-dents ou votre coquille.

Cette dernière personne fera attention à ne pas vous frapper trop violemment.

Si en revanche, vous n'avez pas de serviette, vous serez gêné(e) durant l'entraînement (par la sueur, notamment). Et sans eau, vous ne pourrez tenir l'intensité de l'entraînement.

De plus, vous perdrez du temps entre le dojo et les sanitaires...

A noter qu'en boxe thaïlandaise, on ne porte pas de chaussures de boxe, ni de kimono.

Un simple short et un T-shirt suffisent.

Bien que la boxe thaï puisse parfois sembler violente (dans la conscience collective, mais c'est un préjugé), elle n'est pas exclusivement réservée aux hommes.

Les clubs de boxe se sont ouvert il y a déjà plusieurs décennies à la boxe thaï féminine.

Or les femmes sont souvent d'excellentes combattantes dans ce type de sport.

Après les deux ou trois cours d'essai gratuits dans votre club, vous décidez de poursuivre l'aventure ?

Généralement, les boxing clubs proposent le "pakage" complet de l'équipement de boxe : gants de boxe, protège-dents, protège-tibias, coquille, bandes, corde à sauter (parfois).

Vous pourrez également retrouver tous les accessoires basiques de la boxe thaï sur des sites spécialisés tels que laboxethai, mais aussi Dragon Bleu, Décathlon, Le Coin du Ring ou Hadjime.

Y a-t-il de grands champions de boxe thaïlandaise ?

En raison de sa vénérable ancienneté, la boxe thaï compte un grand nombre de champions, mais à différents niveaux et égards.

Parmi les noms entrés dans l'histoire du muay-thaï, on pourra surtout être surpris par la présence de têtes couronnées. C'est par exemple le cas du robuste roi Pra Chao Sua, volontiers qualifié de « Tigre » par ses sujets.

Mais il est vrai qu'en ce XVIIIe siècle la boxe thaï était pour les Thaïlandais ce que peut être la corrida pour les Espagnols ! Tous les villages s'y mettaient et avaient leur propre champion.

C'était déjà un monarque, Naresuan, qui avait encouragé ce sport de combat à la fin du XVIe siècle.

Un punching ball ou un sac de frappe est ce qu'il y a de mieux pour travailler son uppercut en mode cardio boxing, avec ou sans sporting club (tandis qu'un club de boxe anglaise pourra faire l'affaire).
Sports de contact | L'instructeur de votre club de sport vous proposera peut-être de la boxe éducative | source : pxhere.com

L'histoire confine parfois à la légende, comme avec le héros national Naï Khanom Tom, un soldat capturé en 1767 par ses ennemis birmans et qui en auraient mis hors combat dix d'affilée !

Plus récemment, les grands boxeurs thaïlandais s'appellent Apidej Sit Hrun (95 victoires pour 102 rencontres), Patrick Brizon (premier champion d'Europe français de boxe thaï, en 1979), Yamoun Saydali (162 victoires sur 177 matchs), Samarth Payakaroon (célébré pour sa technicité de très haute volée), Orlando Wiet (champion du monde à cinq reprises), Dany Bill (un Français fort de sept titres mondiaux), Dida Diafat (également de France… mais avec onze sésames !), Buakaw Banchamek et Anuwat Kaewsamerit.

Les Français garderont un souvenir animé de Pud Pad Noy Worawut, distingué par une entrée au TOP 10 en Thaïlande, qui vint habiter l'Hexagone en 1980 et y enseigner la boxe thaïlandaise dans sa plus pure tradition ancestrale.

Et maintenant, qu'attendez-vous pour découvrir cette dernière avec l'aide d'un prof particulier ?

Quel est le déroulement d'un entraînement de Muay-Thai ?

Lors du cours de boxe, on ne vous demandera normalement pas de savoir frapper fort et avec précision dès le départ.

Quels sont les entraînements du Muay Thaï ?
Les burpees : l'exercice phare de l'armée américaine, se retrouve à chaque entraînement !

En initiation ou en cours de niveau débutant, l'accent sera mis sur les techniques pour se défendre, en travaillant la technique, l'agilité et l'esquive.

On imagine souvent, lorsque l'on n'a jamais enfilé de gants de boxe, qu'on va sortir des entraînements avec des bleus, des hématomes, un nez cassé ou des blessures.

Si celles-ci peuvent malheureusement arriver (foulures, tendinites, etc.), l'entraînement de boxe est paradoxalement un moment où le respect domine.

Le coach vous incitera toujours à faire les exercices (enchaînement coups de poing et coups de pied, jeu de jambes "en canard", musculation, etc.) en accord et en phase avec vos capacités physiques.

N'hésitez pas à vous arrêter si un effort demandé vous semble impossible à faire : vous n'en serez pas jugé(e).

Avant de vous inscrire, il faudra demander un certificat médical. Cela aidera à savoir quelles sont vos capacités physiques.

Pour un renforcement musculaire rapide et pour obtenir une bonne condition physique, les sacs de frappe et les cordes à sauter seront vos meilleurs alliés !

Mais selon le club de boxe fréquenté, vous n'y aurez peut-être pas accès : parfois, l'affluence empêche de s'entraîner au sac de frappe, car il n'y en a pas assez pour tout le monde.

Du coup, votre partenaire enfilera des boucliers PAO pour qui vous puissiez apprendre à frapper.

J'ai personnellement suivi des cours de kick boxing et de Muay Thaï, dans un club de boxe de la ville de Montpellier.

Il était alors possible de venir aux cours de boxe à raison de trois créneaux d'entraînements par semaine, de 19h à 20h30 les lundis, mercredis et vendredis soir.

Voici pour vous renseigner au mieux, le déroulement type d'une séance de boxe thaï.

Chaque séance se déroule en trois temps :

  • L'échauffement,
  • Le combat avec chacun des partenaires,
  • Le renforcement musculaire.

Une chose essentielle est à savoir : il n'y a aucun coup porté au corps grâce aux protections (obligatoires en pratique amateur).

La phrase d'échauffement est la plus longue, et dure environ 40 à 45 minutes.

Les exercices varient selon les envies du professeur de boxe.

On démarre par des sautillements, en pas de canard de l'avant vers l'arrière, en avançant et en reculant.

En maintenant un souffle régulier, se mettre en position de garde (les poings maintenus au niveau des joues) et boxer dans le vide, devant un miroir.

Le shadow boxing permet de visualiser les coups et de corriger ses erreurs.

Introduire les coups de pieds : low kick, middle kick et high kick, en veillant à maintenir une bonne position des jambes et des pieds.

La suite de l'échauffement consiste en des courses espacées d'exercices de purpees, de chaises et de fentes.

L'échauffement de boxe est très physique, mais il prépare à l'autre phase de l'entraînement : le combat au corps à corps.

Les pratiquants s'affrontent alors après avoir suivi les indications du coach, reproduisant l'enchaînement enseigné : coup droit du droit, coup droit du gauche, coup droit du droit, coup droit du gauche (pour les gauchers, l'inverse pour les droitiers), low kick dans la jambe, middle kick à la taille.

Durant le coup de pied (du gauche, par exemple), il faut maintenir le bras gauche vers le bas, et conserver son poing droit en position de garde.

La phase de "combat" consiste à réaliser les enchaînements face à un pratiquant du club, pendant 3 minutes avant de changer de partenaire.

Cela équivaut à la durée d'un round.

Comment frapper en boxe ?
Au boxing club, entraînez-vous comme si le sac de frappe était un adversaire...

Attention : il est important de toujours veiller au gainage de la ceinture abdominale durant l'effort, afin de ne pas se blesser au niveau des lombaires.

Le temps du "combat" permet notamment de travailler la technique des coups, notamment le placement des pieds, le jeu de jambes, la position des poings, la garde, l'agilité, l'endurance et la stratégie.

Ce qui est difficile au début, c'est de frapper ou d'esquiver les coups adverses tout en regardant son adversaire droit dans les yeux : on ne voit pas d'où part le coup, et on ne voit pas où est-ce que l'on frappe.

Mais cette technique de jeu permet d'élaborer des feintes, des stratégies pour duper l'adversaire.

Par exemple, faire semblant de porter un coup de pied latéral du gauche, pour en réalité faire un coup de pied retourné.

Enfin, vient la dernière partie de l'entraînement : le renforcement musculaire.

Si cela est possible, vous pourrez frapper et réviser les coups sur un sac de boxe.

En binôme, les exercices de musculation vont faire travailler les abdominaux. L'exercice d'abdos phare de la boxe thaï consiste à s'allonger au sol et à remonter le thorax vers les genoux, cependant que le partenaire frappe les abdominaux avec un bouclier PAO.

Cet exercice incite à contracter davantage sa ceinture abdominale, ce qui ajoute à l'efficacité du renforcement musculaire.

Vous n'êtes finalement pas séduit(e) par la boxe thaï ?

Du côté des arts martiaux asiatiques, avez-vous déjà entendu parler de la boxe chinoise ?

Besoin d'un professeur de Boxe ?

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Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.